Pour les élèves depuis 34 ans

Bernard Roy, directeur de l'éducation au Conseil des...

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Bernard Roy, directeur de l'éducation au Conseil des écoles catholiques du Centre-Est.

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Un grand passionné de l'éducation en langue française de l'Ontario tourne la page sur une carrière de 34 ans «au service des élèves». Bernard Roy déposera sa craie le 31 juillet prochain après avoir gravi tous les échelons au Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE). Aujourd'hui, LeDroit et ICI Radio-Canada lui décernent le titre de Personnalité de la semaine.

Bernard Roy a été enseignant pendant 13 ans à l'École secondaire catholique Garneau. Il a tour à tour été conseiller pédagogique, directeur et surintendant de l'éducation avant de conclure sa mission à la tête du CECCE à titre de directeur de l'éducation, poste qu'il occupe depuis 2010.

Son premier job de prof a toutefois commencé bien avant l'enseignement «officiel» de ses premiers cours d'éducation physique, de sciences ou de mathématiques.

«J'étais très impliqué au secondaire au chapitre des questions organisationnelles et du sport. Parfois, il manquait des enseignants d'éducation physique et on me demandait (alors qu'il était en 12e année) de prendre la relève. Évidemment, c'est une pratique qu'on ne pourrait pas faire aujourd'hui...», se souvient M. Roy.

«Je crois que c'est à ce moment que j'ai eu la piqûre de l'enseignement».

Sa volonté de «toujours apprendre pour enseigner» à autrui a apporté sa part de réalisations, et de moments de fierté au fil des ans pour le principal intéressé.

«Il y a eu quelques réalisations intéressantes à chacune des étapes, dit-il. De façon générale, la mise sur pied de divers programmes reste une grande fierté», explique l'éducateur, visiblement fasciné par les approches pédagogiques novatrices.

Du nombre, il cite l'initiative FOCUS. Les 21 programmes offerts permettent aux élèves de mettre leurs apprentissages en pratique lors de leurs études. Ainsi, un jeune intéressé par la santé, la coiffure, la construction ou tout autre domaine a l'occasion d'explorer cette profession avec les professionnels du milieu pendant plusieurs semaines sur le terrain.

«L'enseignement doit de faire différemment, rappelle-t-il. Apprendre ne peut plus seulement s'effectuer entre les quatre murs de l'école. Il faut engager l'élève.»

Il y a quelques années, M. Roy a aussi piloté la mutation permanente des élèves de 7e et 8e années des écoles intermédiaires au sein des écoles secondaires.

«Il a fallu rassurer les parents, mais nous n'aurions pas le modèle d'aujourd'hui si nous avions échoué.»

C'est aussi sous sa gouverne que le CECCE a attiré 3000 nouveaux élèves depuis cinq ans. Il y a eu des investissements d'au-delà de 150 millions $ en projet d'immobilisations pour la rénovation ou la construction de nouvelles écoles.

«Cela veut dire que l'on construit des écoles pour nos francophones».

Autre source du devoir accompli: le conseil scolaire multiplie ses succès aux examens provinciaux et frôle la perfection en matière de diplomation.

«Nous nous classons les premiers en Ontario au sein des 72 conseils francophones et anglophones. Nous avons 94% des élèves qui obtiennent leur diplôme après quatre ans et 96% après cinq ans et notre taux de décrochage est de 1,1%. La réussite de nos élèves est une grande fierté», souligne-t-il.

Voilà la véritable source de motivation de M. Roy depuis ses débuts dans le métier : la réussite de la future génération.

«La plus grande fierté vraiment c'est de voir les étincelles dans les yeux des élèves qui apprennent, qui aiment, qui sourient. Ils découvrent et ils vivent de nouvelles expériences enrichissantes leur permettant de grandir», résume le professeur dans l'âme.

jfdugas@ledroit.com

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