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Originaire de la Mauricie, Gabriel Beauchesne-Sévigny s'est établi... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Originaire de la Mauricie, Gabriel Beauchesne-Sévigny s'est établi ici pour s'entraîner avec les meilleurs canoéistes au pays.

Étienne Ranger, LeDroit

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Les Jeux panaméricains de Toronto approchent à grands pas. Fort de quatre médailles dans le dernier mois en Coupe du monde, le canoéiste gatinois Gabriel Beauchesne-Sévigny fera partie des favoris pour monter sur le podium. LeDroit et ICI Radio-Canada lui décernent le titre de Personnalité de la semaine afin de souligner son début de saison exceptionnel en eaux internationales.

Un gros drapeau vert, jaune et bleu flotte dans son condo du Manoir des Trembles. Sur la porte du frigo se trouvent aussi des aimants aux couleurs brésiliennes.

Une façon bien spéciale pour lui de se motiver pour les 13 prochains mois en route vers les Jeux olympiques, qui auront lieu à Rio en 2016. Jusqu'ici, ça fonctionne pour Gabriel Beauchesne-Sévigny.

Le canoéiste de Gatineau a remporté quatre médailles lors des trois premières étapes de la saison en Coupe du monde sur le continent européen. Il a notamment gagné l'or en C1 sur 5 000 m, il y a huit jours, au Danemark.

Mais c'est surtout la médaille d'argent en C2 sur 1 000 m, en compagnie de son coéquipier Ben Russell, de Dartmouth, en Nouvelle-Écosse, qui s'avère importante à ces yeux. Pourquoi ? Car elle a été obtenue dans une épreuve qui se retrouvera aux Jeux.

« C'est un rêve d'enfant de devenir champion olympique, de participer à de grandes rencontres, souligne l'athlète âgé de 30 ans, qui prendra part aux Jeux panaméricains cet été à Toronto. C'est un travail de longue haleine pour y arriver. Il faut trouver des façons de rester concentrer et de rester tout aussi excité que lorsque nous étions enfants. [] Surtout quand tu dois aller ramer à 6 h le matin et qu'il pleut à Gatineau ! Chaque jour, j'aime regarder le drapeau ou les aimants. Ça me motive. »

AVEC LES MEILLEURS

Il y a 11 ans, Beauchesne-Sévigny quittait sa Mauricie natale. D'abord pour étudier en génie civil à l'Université d'Ottawa, mais également pour s'entraîner au club Rideau.

« J'avais eu une bonne discussion à l'époque avec mon entraîneuse Hélène Gervais. Elle me disait que la prochaine étape pour moi, c'était de me retrouver dans un milieu où les jeunes s'entraînent aussi fort que moi. Ce milieu, c'était Ottawa. »

Beauchesne-Sévigny s'est loué une maison avec deux autres futurs olympiens, Ian Mortimer et Mark Oldershaw. Une de leurs premières décisions ? Acheter cinq horloges.

Une d'entre elles indiquait l'heure de l'Est. Trois autres représentaient le fuseau horaire des pays qui allaient accueillir les championnats du monde en 2005, 2006 et 2007.

Le dernier cadran tournait au rythme de Pékin, ville hôtesse des Jeux olympiques en 2008.

« Chaque fois qu'on mangeait, le matin et le soir, à la maison, nous avions l'heure de l'endroit de notre prochaine compétition majeure. Il y avait une belle ambiance de groupe. Nous étions tous de jeunes passionnés de canoë. Ça parlait toujours de sports. »

UNE PASSION SANS FOND

Ramer le passionne toujours, 18 ans après avoir mis les pieds une première fois dans une embarcation.

Ses parents l'avaient inscrit dans un camp de jour. Une façon de le préparer en vue de la prochaine saison de hockey compétitif.

« J'ai eu la piqûre tout de suite. Je sortais de ma zone de confort. Il fallait essayer de tenir en équilibre ce bateau avec des coéquipiers. La camaraderie m'a gardé dans ce sport. »

Une discipline sportive que la famille complète a embrassée. Sa soeur Geneviève a participé aux Jeux de 2008, tout comme lui. Le duo n'était toutefois pas de l'aventure à Londres en 2012.

« Je me sers de cette leçon chaque jour. Ça arrive de connaître des performances décevantes. Tu dois l'accepter. Ce n'est pas donné à tout le monde d'être un Olympien, encore moins deux fois de suite. »

L'échec de Londres l'a fouetté. Gabriel Beauchesne-Sévigny n'a jamais ramé aussi vite de sa carrière.

Une carrière dont le fil d'arrivée l'attend à Rio.

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