Pour ne pas oublier l'Alzheimer

Yolande Gravel soutient que les besoins de la... (Patrick Woodbury)

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Yolande Gravel soutient que les besoins de la Société Alzheimer de l'Outaouais québécois changent en même temps que la maladie.

Patrick Woodbury

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Si la Société Alzheimer de l'Outaouais québécois (SAOQ) célèbre ses 30 ans cette année, c'est d'abord puisque Yolande Gravel a pris l'initiative de fonder l'organisme dans la région. Alors affectée par le décès de sa mère, aux mains de cette maladie, Mme Gravel a choisi d'aider ceux qui vivent la même situation. Aujourd'hui, elle n'occupe plus de fonction officielle dans l'organisation, mais demeure grandement impliquée. Pour ces raisons, LeDroit et Radio-Canada l'ont nommé à titre de Personnalité de la semaine.

À l'âge de 68 ans, la mère de Yolande Gravel reçoit le diagnostic de la maladie d'Alzheimer après plusieurs années de pertes de mémoire. À l'époque, cependant, on avait simplement indiqué qu'il s'agissait d'une démence, raconte la fondatrice de la SAOQ.

« Le mot Alzheimer existait, mais n'était pas connu encore. Depuis 1906 que le Dr Alzheimer a identifié la maladie, mais c'est resté sur la tablette. On disait que les gens souffraient de démence, sans préciser ce que c'était et les conséquences. »

C'est dix ans plus tard que la mère de Mme Gravel a rendu l'âme, dix années difficiles, selon la fondatrice de la SAOQ. Son père a dû prendre une retraite hâtive pour s'occuper de son épouse.

Yolande Gravel parle encore de cet épisode avec émotion. Il l'aura pourtant motivé à investir les 30 années qui ont suivi le décès de sa mère à aider les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, à faire connaître la maladie et à offrir du support aux familles des personnes malades.

« Une amie m'avait fait une affiche et j'avais été en poser dans les bureaux de médecins de l'ancien Gatineau. J'invitais ceux qui connaissaient quelqu'un ou qui étaient eux-mêmes atteints de la maladie d'Alzheimer à communiquer avec moi. [...] C'est comme ça que ç'a commencé. »

Les réponses n'ont pas tardé à fuser. Mme Gravel se rappellera toujours du premier téléphone, une femme voulait obtenir de l'information pour son père malade. « J'ai pleuré pendant 10 minutes. Je me suis dit, ça démarre. »

Pendant trois ans, une chambre de sa résidence servait de bureau pour la SAOQ. Aujourd'hui, l'organisme s'apprête à quitter ses locaux du boulevard Saint-Raymond, près du quartier Manoir-des-Trembles à Hull pour se diriger vers la rue Saint-Louis, dans le secteur Gatineau. Le nouvel emplacement sera plus adapté aux besoins de l'organisation.

Pour aider à financer le déménagement, mais surtout, de nouveaux services aux familles et aux personnes atteintes, la marche provinciale pour l'Alzheimer qui aura lieu dimanche prochain arrive à point. Mme Gravel espère que la SAOQ pourra amasser 30 000 $ grâce à cet événement. Les besoins de la SAOQ changent en même temps que la maladie, estime Yolande Gravel. Elle soutient que l'Alzheimer atteint de plus en plus de personnes, et celles-ci sont de plus en plus jeunes.

La fondatrice de l'organisme croit que la sensibilisation est nécessaire pour permettre aux personnes atteintes de repérer la maladie plus rapidement et d'en limiter les effets. Mme Gravel espère que la SAOQ soit en mesure d'offrir de la formation à davantage d'intervenants du milieu médical pour améliorer les services offerts aux malades.

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