La fierté de l'engagement

Sébastien Lorquet compte parmi ceux qui ont aidé... (Martin Brunette, LeDroit)

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Sébastien Lorquet compte parmi ceux qui ont aidé à relancer le Festival franco-ontarien en 2006.

Martin Brunette, LeDroit

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Une grande fierté d'être francophone, doublée d'un ardent désir de s'impliquer, a valu à Sébastien Lorquet d'être décoré de l'Ordre de la Pléiade le 20 avril dernier, entre autres pour sa participation à la relance du Festival franco-ontarien. Cette précieuse contribution lui vaut aujourd'hui le titre de Personnalité de la semaine.

Natif de la ville de Québec, Sébastien Lorquet n'avait que 10 ans lorsqu'il a déménagé en Ontario. C'est d'abord à l'école secondaire Samuel-Genest, à Ottawa, qu'il a observé la fierté bien distincte des francophones en milieu minoritaire.

Son implication au sein de la Fédération de la jeunesse franco- ontarienne (FESFO) l'a amené à se promener à travers la province, à côtoyer des francophones affichant un sentiment différent de celui qu'il avait connu au Québec.

« C'est facile d'être fier quand tu es entouré de francophones, dit-il, mais quand tu fais le choix au quotidien, là tu es fier. »

En 2006, alors que des difficultés financières mettent du plomb dans l'aile du Festival franco-ontarien (FFO), un de ses amis de l'école secondaire, Graham Fox, lui propose de participer à la relance de l'événement.

Sébastien Lorquet termine alors des études en droit à l'Université d'Ottawa. Il est père d'une fille de deux ans et sa famille est sur le point de s'agrandir, avec l'arrivée d'un petit garçon. « Ma conjointe et moi avions décidé, à l'époque, que j'allais m'impliquer pour mes enfants. C'était très important pour nous que le festival survive. »

C'est aussi son amour pour des arts et de la scène qui l'a poussé à accepter l'invitation. Plus jeune, il a foulé les planches du théâtre et s'est éclaté dans les ligues d'improvisation.

À sa première année, celui qui est présentement associé dans le cabinet d'avocat Fasken Martineau, à Ottawa, agit à titre de consultant juridique. Vice-président du conseil d'administration, il s'en voit très vite confier la tête, après le départ de son ami Graham Fox. « Pour moi, le Festival franco-ontarien n'a jamais été un travail. C'était un groupe d'amis assis autour d'une table avec l'objectif d'organiser le meilleur party possible, une fois par année. Nous avions des gens convaincus, convaincants, organisés et dédiés à la cause. »

En décembre 2013, il annonce son départ du conseil d'administration du FFO, question de passer le flambeau à l'approche du 40e anniversaire. « Je ne voulais pas simplement me rendre au 40e, dit-il. Je voulais plutôt quelqu'un en place pour la 39e édition et qui pourrait mettre la table pour la 40e mouture. »

C'est notamment pour ses huit années consacrées au FFO que Sébastien Lorquet a reçu la médaille de l'Ordre de la Pléiade, cette étoile à sept branches de couleur bleue qui récompense les personnes qui ont contribué à l'épanouissement de la langue française en Ontario. « Évidemment, on ne s'implique pas dans le but de recevoir des prix Mais je comprends bien l'importance et la signification, surtout quand je vois toutes ces personnes qui ont reçu ce même honneur. »

RELÈVE

Pour l'instant, Sébastien Lorquet prend un petit recul de l'engagement communautaire. Il laisse notamment la chance à sa fille et son garçon de s'impliquer à leur tour. « Je regarde mes enfants, qui sont des ambassadeurs incroyables pour le festival, et je regarde ce qu'ils ont reçu grâce à leur implication. Il y a le volet culturel, mais il y a aussi l'engagement communautaire, qui fait maintenant partie de leurs valeurs. »

Les francophones doivent continuer de faire entendre leur voix, poursuit M. Lorquet, que ce soit à travers des événements comme le FFO ou en manifestant leur désir d'être servi en français. « Il faut continuer de revendiquer les services en français, dit-il. Je suis rassuré aussi de l'avenir de la francophonie quand je vois beaucoup de jeunes au FFO, ou encore, quand je vois dans les écoles les nombreux d'événements où les gens peuvent affirmer haut et fort leur identité. Tant qu'on aura ces événements-là, je pense qu'on va bien se porter. »

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