La volonté de se donner

Marielle Champagne et Richard Giguère sont Québécois, mais... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Marielle Champagne et Richard Giguère sont Québécois, mais Ottaviens d'adoption. Ils accordent beaucoup d'importance à la sauvegarde du français en milieu minoritaire.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Richard Giguère et Marielle Champagne sont complices dans la vie et partagent la même passion, celle de donner de leur temps aux autres. Leur engagement au sein du Mouvement d'implication francophone d'Orléans (MIFO) leur a valu le prix Bénévole de l'année lors de la dernière édition du gala Contact Ontarois. Pour leur grande implication, LeDroit et ICI Radio-Canada leur décernent le titre de Personnalité de la semaine.

La grande complicité qui anime ce couple de jeunes retraités se voit au premier coup d'oeil.

Nouvellement mariés depuis deux ans, Richard Giguère et Marielle Champagne partagent leur vie, en plus de consacrer une partie de leur temps au bénévolat. Ils sont tombés sous le charme du MIFO et c'est dans le plaisir qu'ils jouent le rôle d'ambassadeurs de l'organisme depuis deux ans. Ils ont comme mission d'informer les gens des services offerts au MIFO, en plus de recueillir les commentaires de la communauté franco-ontarienne afin que la programmation réponde à leurs attentes.

«Quand on prend de l'âge, il faut réunir ses passions et vivre celles qu'on n'a peut-être pas eu le temps de faire. Pour nous c'est un plaisir de faire du bénévolat pour le MIFO. [...] Pour faire du bénévolat, il faut qu'une passion t'anime», raconte M. Giguère.

Selon eux, tout le monde peut y trouver du plaisir. «La clé, c'est de s'investir dans un organisme qu'on va aimer. Il faut trouver quelque chose qui nous anime, pas une activité qui deviendra une corvée», souligne Mme Champagne.

Cette soif de donner aux autres ne date pas d'hier. À l'époque où ses enfants étaient jeunes, Marielle Champagne a déjà payé une gardienne afin de pouvoir assister à des réunions. Faute de temps, elle a dû laisser de côté le bénévolat, mais elle s'était toujours promise d'y revenir un jour.

Depuis, elle a donné de son temps pour surveiller les examens du barreau, en plus de participer à des sessions de patients simulés à l'Hôpital général d'Ottawa, entre autres. Son époux sert aussi de mentor bénévole à de jeunes entrepreneurs et il aimerait éventuellement être bénévole dans un corps de clairons et une fanfare.

Richard Giguère et Marielle Champagne sont Québécois, mais Ottaviens d'adoption. Ils accordent beaucoup d'importance à la sauvegarde du français en milieu minoritaire. La cause du MIFO les interpellait donc particulièrement. «C'est important de donner du temps aux organismes qui font la promotion de la francophonie, mentionne Mme Champagne. Ils ont besoin de bénévoles pour rester visibles et que la communauté les supporte.»

C'est avec beaucoup d'humilité que le couple a accepté le prix du Réseau Ontario la semaine dernière, dans le cadre de Contact Ontarois. Ils souhaitent que leur histoire donne le goût à d'autres de s'impliquer dans le bénévolat.

«On veut partager cette reconnaissance avec tous ceux qui font du bénévolat. Marielle et moi, on est une goutte dans l'océan, confie M. Giguère. Je suis un peu gêné d'avoir toute cette reconnaissance. Il y a des gens qui font beaucoup d'heures et de sacrifices et qui méritent d'être reconnus. Nous, on a du plaisir à faire ça. C'est important pour nous de partager le prix et on espère que ça pourra encourager d'autres gens à en faire.»

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