De retour au bercail, l'or au cou

C'est un Benoît Groulx qui flottait toujours sur... (Photo Patrick Woodbury, Le Droit)

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C'est un Benoît Groulx qui flottait toujours sur un nuage que LeDroit a rencontré cette semaine.

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Après cinq ans de disette, le Canada a remporté les grands honneurs au Mondial de hockey junior, le 5 janvier dernier. Une bonne part du mérite revient à l'entraîneur-chef Benoît Groulx, le coach des Olympiques de Gatineau depuis 2001. Aujourd'hui, c'est au tour du Droit et d'ICI Radio-Canada de l'honorer en le désignant Personnalité de la semaine.

C'est un Benoît Groulx qui flottait toujours sur un nuage que LeDroit a rencontré cette semaine. Parce que selon lui, ce tournoi mondial était une chance unique dans sa vie d'entraîneur, et il a su saisir cette chance en rentrant à Gatineau médaille d'or au cou. Un moment de grande fierté qu'il n'est pas prêt d'oublier.

«Après notre victoire en finale contre la Russie, raconte-t-il, j'ai dit aux joueurs dans le vestiaire que je venais de vivre la plus grande expérience qu'un coach peut vivre au niveau junior. Et je sais que je ne coacherai plus jamais l'Équipe Canada junior. Je ne veux pas essayer de reproduire dans le futur ce qu'on vient d'accomplir cette année. J'avais une équipe de rêve. Et une équipe de rêve, t'as la chance de coacher ça une seule fois dans ta carrière. C'était pour moi une chance unique dans ma vie. Et je n'oublierai jamais ce que j'ai vécu.

- Et comment se sent-on après un match de championnat lorsqu'on vous glisse une médaille d'or au cou?

- J'étais sur la glace avec les joueurs et Curtis Lazar m'a remis la coupe. Je l'ai brandie au bout de mes bras devant mon fils de 14 ans, Benoît-Olivier, qui prenait place dans les estrades à Toronto. Je voyais mon fils, je savais exactement où il était dans la foule, et j'ai eu un grand moment d'émotions. C'était spécial. Un moment unique et inoubliable.»

Le saut chez les pros?

Pratiquement tous les observateurs le disent, et ce, depuis plusieurs années, Benoît Groulx dirigera un jour une équipe de la Ligue nationale de hockey (LNH). Après tout, il a remporté deux coupes du Président dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Est-il prêt à faire le grand saut?

«Je me sens prêt à passer au prochain niveau, répond-il. C'est l'un de mes objectifs. Mais ça, ce sont des choses pour la fin de la saison. Mon but aujourd'hui, c'est d'emmener les Olympiques dans les séries éliminatoires. Aurai-je une offre d'une équipe de la LNH à la fin de la saison? Je ne sais pas. On verra. Mais je ne suis pas malheureux ici. Quand j'ai été nommé entraîneur-chef des Olympiques de Gatineau le 26 décembre 2001, je réalisais un rêve. Et aujourd'hui, je ressens la même fierté d'être coach ici qu'à l'époque. Mais comme je disais, je me sens prêt à passer au prochain niveau. Mon fils aura 15 ans en février, il est fier de ma carrière et il m'appuie à 100%. Donc, quand je regarde ma situation personnelle et familiale, je me dis qu'il n'a plus rien qui me retient à Gatineau. Est-ce qu'une offre sera là et est-ce que ce sera quelque chose qui m'intéresse? Si oui, je suis prêt.»

Les Olympiques éclopés

On connaît tous le proverbe: «Quand le chat n'est pas là, les souris dansent.» Mais dans le cas des Olympiques de Gatineau durant le séjour d'un mois de l'entraîneur Groulx avec Équipe Canada junior, c'était plutôt: «Quand le chat n'est pas là, les souris se blessent...»

Décimés par les blessures - on comptait huit joueurs blessés à un certain moment! -, les Olympiques de Gatineau ont perdu pas moins de 12 matches consécutifs durant l'absence du coach. Et si la saison se terminait demain, les Olympiques ne prendraient pas part aux séries éliminatoires de la LHJMQ.

Est-il trop tard pour redresser la barque? Trace-t-on une croix sur la saison 2014-2015? Non, répondra Benoît Groulx.

«Quand j'ai retrouvé l'équipe à Halifax, j'ai vu un groupe de joueurs et d'entraîneurs adjoints blessés et découragés. Ils ont tous souffert. Et mon premier commentaire aux joueurs a été celui-ci: 'Je viens de vivre les plus beaux moments dans ma carrière d'entraîneur. Mais aujourd'hui, j'ai de la peine de vous voir dans cet état. Je me sens responsable de ça. Je suis parti pendant un mois et je vous regardais souffrir à distance. C'était difficile pour moi, pour vous, pour les entraîneurs et pour les propriétaires. Aujourd'hui, je reviens. Et je vais tout donner pour qu'on puisse reprendre notre confiance, retrouver le goût de jouer et d'être l'équipe.'

- Et croyez-vous y parvenir et vous qualifier pour les séries? Êtes-vous confiant?

- Si je ne l'étais pas, on serait mort.»

dgratton@ledroit.com

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