La persévérance en héritage

Le désir de venir en aide aux jeunes... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Le désir de venir en aide aux jeunes anime Reynald Labelle. «J'ai toujours aimé travailler avec les jeunes en difficulté. C'est un défi de faire en sorte que ces jeunes-là trouvent un service adapté pour eux.»

Étienne Ranger, LeDroit

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Reynald Labelle a toujours accordé une importance primordiale à la jeunesse. Il a lutté pendant plusieurs années contre le décrochage scolaire, en plus de cofonder l'organisme Vallée Jeunesse, qui vient en aide aux élèves en difficulté depuis 1995. Ayant oeuvré dans le domaine de l'éducation toute sa vie, il n'a cessé de s'impliquer dans sa communauté depuis. Pour le grand héritage qu'il a laissé à Vallée Jeunesse, LeDroit et ICI Radio-Canada lui décernent aujourd'hui le titre de Personnalité de la semaine.

Dans les années 1990, la lutte au décrochage scolaire en était à ses premiers balbutiements. Les écoles n'étaient pas outillées pour régler le problème. Lorsqu'un élève avait un lourd dossier, la méthode adoptée à l'époque était de l'expulser.

«En octobre 1995, j'étais directeur des services éducatifs à l'ancienne commission scolaire d'Aylmer. On avait un élève avec un dossier bien chargé. Son travailleur social est venu me voir et il m'a demandé si on pouvait faire autre chose que l'expulsion, se souvient M. Labelle. J'ai répondu: 'Oui, mais quoi?' Le travailleur social me proposait de lui donner des travaux scolaires le matin et en après-midi il allait s'en occuper dans son atelier de menuiserie et faire de la rééducation avec lui.»

Finalement, trois mois plus tard, le jeune était de retour sur les bancs d'école et a terminé son année scolaire.

Fiers de ce succès, M. Labelle et le travailleur social Christian Gagné ont décidé de poursuivre sur cette lancée. C'est de là qu'est né Vallée Jeunesse. L'objectif était de trouver une méthode adaptée aux besoins des élèves en difficulté.

Le projet a été reconnu au niveau régional après la fusion des commissions scolaires. Au début des années 2000, une prise de conscience s'est fait face au décrochage scolaire.

«Vallée Jeunesse, c'est parti d'un élève en difficulté et maintenant on en aide plus d'une centaine par année (à travers les différents points de service)», souligne fièrement Reynald Labelle. Présentement, trois commissions scolaires utilisent les services de l'organisme. En plus de l'aide aux élèves, Vallée Jeunesse offre aussi un centre d'hébergement pour les jeunes en difficulté, Le Belvédère, afin de prévenir l'itinérance et promouvoir le développement de l'autonomie. L'organisme propose aussi des services psychosociaux pour les enfants avec de multiples problématiques et des visites supervisées entre parents et enfants.

Le désir de venir en aide aux jeunes anime Reynald Labelle. «J'ai toujours aimé travailler avec les jeunes en difficulté. C'est un défi de faire en sorte que ces jeunes-là trouvent un service adapté pour eux. Au niveau social, c'est beaucoup plus rentable de prévenir.»

Ce dernier souligne l'apport important des intervenants, partenaires et membres du conseil d'administration qui ont été des ingrédients essentiels au succès de Vallée Jeunesse.

M. Labelle est reconnu par ses pairs pour son humanisme, sa ténacité, sa soif d'apprendre et sa capacité à développer des actions et des projets favorisant l'apprentissage.

Impliqué dans une multitude de projets, il est aussi chargé de cours à l'Université du Québec en Outaouais, en plus d'être depuis 2010 protecteur de l'élève auprès des commissions scolaires des Draveurs, des Hauts-Bois-de-l'Outaouais, des Portages-de-l'Outaouais et Pierre-Neveu.

À la fin novembre, il a mis un terme à son implication à titre de président au sein de Vallée Jeunesse afin de venir en aide à un autre organisme communautaire. Il porte maintenant le chapeau de président au Centre alimentaire Aylmer. Une décision difficile à prendre, selon le principal intéressé, mais il sentait que le centre alimentaire avait besoin de plus de temps et d'implication.

À 71 ans, il est loin de vouloir tout arrêter. Il aimerait donner des ateliers de coaching à de futurs gestionnaires dès le début de l'année 2015. «J'ai l'expérience et ça ne me donne rien de la garder pour moi si je peux aider les autres», conclut-il.

sbranch@ledroit.com

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