L'histoire d'un succès gatinois

«L'entreprise prend beaucoup de gallons à travers le... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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«L'entreprise prend beaucoup de gallons à travers le monde et on essaie de ne pas oublier d'où on vient», a lancé Richard Legault.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Aujourd'hui, Énergie renouvelable Brookfield est cotée aux Bourses de Toronto et de New York et possède 21 milliards$ en actifs. Pourtant, tout a commencé sur la rivière du Lièvre, en Outaouais. Ce géant du domaine de l'énergie gère tous ses actifs en grande partie à partir de Gatineau. Son président et chef de la direction, Richard Legault, n'y est pas étranger. Récemment récompensé par la Chambre de commerce de Gatineau, M. Legault est aussi la Personnalité de la semaine Radio-Canada/LeDroit.

Brookfield a consolidé son engagement envers l'Outaouais en s'implantant dans le centre-ville de sa métropole. Dès l'an prochain, ses 420 employés, actuellement éparpillés dans la région de la capitale nationale, seront réunis au 41, rue Victoria à Gatineau.

Pour Richard Legault, cette décision tombe sous le sens. Même si les grandes entreprises ont généralement un faible pour les grandes villes comme Londres, Toronto ou New York, il persiste à croire que les plus petites communautés peuvent aussi bien accueillir des compagnies comme la sienne.

«Ça arrive plus fréquemment qu'on le pense d'avoir des fleurons loin des grands centres. Je pense à Can-Am qui est implanté à Saint-Georges-de-Beauce. [...] Si on n'avait pas réussi à trouver la main-d'oeuvre, on ne pourrait pas opérer une entreprise ici dans le quotidien. Mais c'est quelque chose dont je suis très fier. On a 420 personnes qui ne viennent pas nécessairement de la région. Mais ils sont implantés ici.»

Au départ, en Outaouais, Brookfield était d'abord et avant tout impliquée dans le milieu forestier, relate M. Legault. Après la vente des usines de produits forestiers à Masson-Angers et Thurso, son équipe et lui ont décidé de se lancer dans un autre milieu en se procurant trois centrales hydroélectriques sur la rivière du Lièvre. C'était le début d'une grande aventure.

En trois périodes qu'il identifie entre 2000 et aujourd'hui, Richard Legault et son équipe ont permis à l'entreprise de prendre de l'expansion. D'abord sur la côte est nord-américaine, ensuite dans des marchés étrangers comme le Brésil pour finalement regrouper tous ces actifs sous l'appellation Énergie renouvelable Brookfield.

«(L'objectif) était de regrouper les actifs dans le fonds de revenus, plus les actifs dans Brookfield pour créer un véhicule qui, aujourd'hui, a 21 milliards$ d'actifs», explique le dirigeant de cette division.

Comment arrive-t-on à bâtir un tel géant? L'ambition est importante pour Richard Legault. Bénéficier des fonds d'une entreprise internationale aide également. Mais selon lui, rien ne peut se faire sans l'aide d'une équipe motivée.

«On avait une équipe extraordinaire qui n'a jamais hésité une seconde pour embarquer dans nos projets. C'est l'enthousiasme de l'équipe qui porte tout ça.»

L'apport d'un fleuron comme celui-ci dans une communauté est important. En plus de créer des emplois de haute qualité, on retrouve une entreprise qui peut contribuer au point de vue philanthropique. Il suffit de demander à la Fondation de du CSSS de Gatineau et à la Fondation de l'UQO, par exemple, pour saisir l'apport de Brookfield en Outaouais.

«Pour nous, il y a trois secteurs en particulier qui nous touchent, ainsi que nos employés et les communautés dans lesquels on travaille. Je dirais la santé, l'éducation et les causes au niveau social. Des organismes comme Centraide, c'est important pour nous. On ne peut pas aider tout le monde, donc c'est les trois éléments sur lesquels on mise.»

Les entreprises de Gatineau peuvent également bénéficier de la présence d'Énergie renouvelable Brookfield qui est devenue un levier pour l'exportation. Richard Legault et son équipe n'hésitent pas à partager leurs contacts partout dans le monde.

«On ne s'est jamais gêné pour dire qu'on est de Gatineau. Quand on parle, par exemple, de notre bureau de Los Angeles, ils savent c'est où Gatineau. C'est important de faire rayonner la région et notre entreprise, je pense que c'est gagnant pour les deux. L'entreprise prend beaucoup de gallons à travers le monde et on essaie de ne pas oublier d'où on vient.»

jpaquette@ledroit.com

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