Impliquée pour l'avenir de la lecture

Andrée Poulin s'inquiète de voir les jeunes s'éloigner... (Martin Roy, LeDroit)

Agrandir

Andrée Poulin s'inquiète de voir les jeunes s'éloigner des livres. L'avenir de la lecture lui fait peur.

Martin Roy, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

L'auteure Andrée Poulin est une amoureuse des mots. Elle souhaite plus que tout transmettre sa passion pour la lecture aux jeunes. C'est pourquoi elle s'implique depuis plusieurs années à promouvoir le goût de lire. Récipiendaire du prestigieux Prix TD de littérature canadienne pour l'enfance et la jeunesse grâce à son livre La plus grosse poutine du monde, Mme Poulin s'est du même coup mérité le titre de Personnalité de la semaine LeDroit/ICI Radio-Canada.

La Franco-Ontarienne et Gatinoise d'adoption a reçu le Prix TD la semaine dernière et depuis elle flotte sur un nuage. Elle décrit la récompense comme une grande reconnaissance du milieu littéraire.

Engagée dans son milieu, Andrée Poulin compte poursuivre sa mission de promouvoir la littérature chez les jeunes tout en entreprenant une foule de projets.

Mme Poulin a toujours été plongée dans l'univers des mots. Journaliste pendant plusieurs années, elle a changé sa plume de reporter pour celle d'auteure et compte une trentaine de livres à son actif. Elle baigne dans la littérature jeunesse et croit fermement à la nécessité de créer des livres de qualité pour les jeunes.

Sa plus grande crainte: l'avenir de la lecture. Elle voit de plus en plus les jeunes se tourner vers les nouvelles technologies et délaisser les livres. «Je ne suis pas contre ces bébelles, mais il faut trouver un équilibre et en ce moment on ne l'a pas. On s'éloigne de la lecture en profondeur», observe-t-elle.

Dans un univers composé de tablettes électroniques, d'Internet et d'ordinateurs, le défi pour les écrivains est d'autant plus grand et important selon elle.

Les familles et les enseignants ont un grand rôle à jouer afin d'amener les jeunes à tisser des liens avec la lecture d'après Andrée Poulin. «Il faut dire 'on ferme les écrans et on se garde des moments de lecture'. Oui les livres sont importants pour le futur des jeunes et pour des raisons pratico-pratiques, mais c'est avant tout pour le plaisir. Ça développe leur culture et leur vocabulaire. La lecture leur fait découvrir d'autres mondes.»

Son plus grand rêve serait de voir le Canada emboîter le pas à la Grande-Bretagne en implantant une politique de lecture. L'auteure est confiante de voir son souhait se réaliser à long terme.

Impliquée dans sa communauté, Mme Poulin siège présentement au conseil d'administration de l'organisme Communication-jeunesse. Par le passé elle a aussi été présidente du Salon du livre de l'Outaouais. L'implication a toujours été un aspect important de sa vie. Elle donne aussi des conférences dans les écoles.

Au niveau de l'écriture, Andrée Poulin chérit le désir d'écrire un livre pour adulte au cours de sa carrière. «Comme auteure j'ai toujours envie d'aller plus loin, confie-t-elle. De faire quelque chose que je n'ai jamais fait avant.»

Étant plus jeune, Mme Poulin a baigné dans l'univers de la Comtesse de Ségur. Le livre l'ayant le plus marqué à cette époque est Les malheurs de Sophie. C'est cette oeuvre qui a nourri le goût de la lecture chez elle. Assoiffée de mots, une pile d'albums jonchent sa table de chevet et elle lit toujours une oeuvre différente afin de nourrir son imaginaire.

sbranch@ledroit.com

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer