Véronique Rivest déguste la victoire

Véronique Rivest compte ouvrir les portes de son... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Véronique Rivest compte ouvrir les portes de son bar à vin au centre-ville de Gatineau ce printemps.

Étienne Ranger, LeDroit

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C'est non pas du vin, mais bien une flûte de champagne que prévoyait boire lundi soir la sommelière gatinoise et chroniqueuse au Droit Véronique Rivest.

Sa raison de célébrer ? Parmi 41 aspirants au titre, elle a été élue Personnalité de l'année 2013 LeDroit/ICI Radio-Canada, succédant au réalisateur Philippe Falardeau. Un autre titre s'ajoute donc au brillant palmarès de celle qui a été nommée deuxième meilleure sommelière du globe, le printemps dernier.

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« J'ai beau avoir l'expérience des concours, j'avais les jambes qui tremblaient sur la scène. Je ne m'y attendais pas du tout, c'est une belle surprise vu la qualité des nommés en lice. (...) De tels prix ne récompensent pas nécessairement la personne qui a le plus fait parler d'elle, mais ça reconnaît tout le travail derrière ce que chacun accompli », a lancé la lauréate quelques minutes après son triomphe devant une centaine de convives réunies à la salle Odyssée.

Celle sur qui le jury a jeté son dévolu est à un point tournant dans sa carrière puisqu'elle devra décider dans les prochaines semaines si elle mettra à nouveau à l'épreuve son goût et son odorat rusé afin de tenter de ravir la médaille d'or au prochain concours international, prévu en 2016.

« C'est une décision déchirante, mais d'une façon ou d'une autre je resterai impliqué en continuant à former la relève, entre autres en faisant du mentorat », a-t-elle dit.

En attendant, la résidente de La Pêche planche toujours sur son projet de bar à vins, qui aura pignon sur rue au centre-ville de Gatineau, au 88, rue Montcalm, l'ancien local du restaurant Twist.

« On en est à ficeler les derniers détails. Je vise toujours une ouverture au printemps prochain, c'est-à-dire entre mars et juin. (...) En ce moment, je baigne dans la partie que j'aime moins, soit la paperasse administrative. J'ai hâte que ça se concrétise », soutient Mme Rivest, qui promet à la population un lieu convivial et une expérience basée sur le plaisir.

C'est aux propriétaires du Domaine Mont-Vézeau, Linda Boulianne et Jean-Pierre Foucault, qu'est revenue la palme dans la catégorie Affaires. Le couple dont le vignoble de Ripon est un projet de retraite qui a pris une ampleur inouïe de par son succès qui dépasse largement les frontières de l'Outaouais a livré un témoignage empreint d'humilité.

« Je suis sincèrement très ému et surpris. Il y avait d'autres très bons candidats dans notre catégorie », de dire M. Foucault.

Une place aux arts

Dans la catégorie Culture, les honneurs ont été décernés à l'ex-directeur général du Conseil régional de la culture de l'Outaouais (CRCO), Michel-Rémi Lafond, qui se consacre dorénavant à l'écriture d'un roman, entre autres. Le temps du discours venu, l'ardent défenseur du monde artistique n'a pas hésité à déplorer le manque de financement dont souffre ce secteur.

« Quand je suis arrivé, à l'époque, l'Outaouais se cherchait en culture. Aujourd'hui, je dirais que la région est plus autonome. (...) J'entendais aujourd'hui la députée Gaudreault dire que la santé était sa priorité. Moi, je dirais que l'éducation, la santé et la culture doivent être des priorités. La culture est encore le parent pauvre en Outaouais. Beaucoup a été fait, mais il reste encore beaucoup à faire », a-t-il martelé.

Dans la catégorie Éducation, le titre a été remis à la directrice générale du Centre de recherche en civilisation canadienne-française de l'Université d'Ottawa (CRCCF), Anne Gilbert, récipiendaire de l'Ordre des francophones d'Amérique l'automne dernier. À son avis, les francophones doivent s'intéresser davantage à la géographie.

« Je crois sincèrement, et mes collègues chercheurs aussi, qu'il faut y porter une plus grande attention et développer des stratégies particulières pour répondre aux particularités de certains milieux », dit-elle, ayant récemment conclu un essai portant sur la réalité frontalière qui caractérise les villes d'Ottawa et de Gatineau.

Après avoir présidé les destinées de la Soupière de l'amitié de Gatineau pendant un quart de siècle, la femme d'affaires et fière philanthrope Huguette Koller a été élue gagnante dans la catégorie Engagement social/Bénévolat.

« J'ai toujours eu cette sensibilité pour les plus démunis. La vie m'a choyé, alors il faut redonner. Je ressens le besoin de donner et j'espère que ça soulage des gens », a commenté la lauréate.

Dans la catégorie Santé, sciences et technologies, l'infirmière de formation et professeure à l'UQO, Francine de Montigny, a été honorée. Elle a entre autres créé le projet Initiative Amis des Pères (IAP), en plus d'animer des groupes sur le deuil périnatal et d'être titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la santé psychosociale des familles.

« Notre projet IAP, qui vise à aider les intervenants à mieux accompagner les pères afin que ceux-ci soient plus impliqués dans la famille, est présentement implanté dans cinq régions du Québec, alors à la fin de l'année on aura formé 300 intervenants », d'affirmer la lauréate, un brin émue.

Créateur d'une approche unique en Amérique du Nord en matière de contrôle des graffitis, le duo gatinois formé de l'agente jeunesse Marie-Noële Saint-Pierre et du sergent-détective Alexandre Thomassin a vu ses efforts soulignés dans la catégorie Engagement social/Vie professionnelle.

« On donne la chance aux graffiteurs de s'exprimer dans des endroits autorisés ou encore de réaliser des murales », a lancé Mme Saint-Pierre, soulignant que le concept est en voie de faire des petits ailleurs en province.

En quête d'une médaille

La planchiste Caroline Calvé, actuellement aux Jeux olympiques de Sotchi où elle prendra part aux épreuves de slalom géant et slalom parallèle les 19 et 22 février, a quant à elle été honorée dans la catégorie Sports et loisirs. L'athlète de 35 ans est vue comme un sérieux espoir de médailles.

« Ce qui fait qu'elle connaît autant de succès, c'est sa persévérance. Elle a réussi à survivre à tant d'obstacles, elle a commencé tard », résume son père Jean.

Grande militante du fait français en sol ontarien, la fondatrice du Mouvement d'implication francophone d'Orléans (MIFO) et présidente de la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l'histoire d'Orléans, Nicole Fortier, a vu son dévouement être salué en mettant la main sur le prix Coup de coeur.

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