Jean Gravel aurait fait une autre victime

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Les faits rapportés par la seconde victime se sont déroulés de nombreuses années avant l'histoire de Pascal, ce qui laisse croire que Jean Gravel aurait sévi pendant longtemps.

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Philippe Orfali
Le Droit

« Pascal » n'était pas seul. Après la publication d'un reportage portant sur les années de sévices sexuels vécus aux mains du prêtre Jean Gravel par un homme aujourd'hui âgé d'une cinquantaine d'années, au moins une autre victime émerge. Voici son histoire.

Âgé aujourd'hui de 71 ans, l'homme - son identité n'a pas été dévoilée - a connu Jean Gravel alors que celui-ci était prêtre de la paroisse Sainte-Bernadette de Hull, au milieu des années 1950, selon l'avocat chargé d'une poursuite intentée contre l'archidiocèse d'Ottawa cette semaine par Pascal, une victime du père Gravel.

Les faits rapportés par la seconde victime se sont déroulés de nombreuses années avant l'histoire de Pascal, ce qui laisse croire que Jean Gravel aurait sévi pendant longtemps.

« La victime numéro deux a fait l'erreur d'aller à la confession et de tomber sur Jean Gravel, qui lui a dit de venir le voir chez lui au presbytère par la suite. Le prêtre semblait très préoccupé par ses péchés », a indiqué Me Robert Talach en entrevue, hier.

Jean Gravel organisait fréquemment des voyages et des soirées chez lui, auxquels étaient conviés plusieurs enfants, a affirmé la victime.

Cette dernière ne se rappelle pas du premier voyage, parce que plusieurs autres ont suivi. Pendant des années, il fut l'un des  nombreux jouets sexuels de Jean Gravel, selon l'avocat. Au moins une vingtaine de jeunes de Sainte-Bernadette auraient participé à ces escapades sexuelles, selon les estimations de la victime.

« Ils allaient à Ottawa, Niagara Falls, Ogdensburg, New York. Les voyages duraient quelques jours et ils dormaient ensemble au motel. Il y avait toujours de trois à cinq enfants qui voyageaient avec le prêtre. (La seconde victime) a été marquée au fer rouge par ces abus, et ce n'est qu'après la publication d'un texte dans LeDroit qu'il a décidé de sortir de l'ombre », a affirmé Me Robert Talach.

Les agressions n'ont pris fin que lorsque la famille a quitté la paroisse dans laquelle sévissait Jean Gravel, plusieurs années plus tard.

L'archidiocèse d'Ottawa s'est abstenu de tout commentaire, hier. Mardi, l'Église catholique avait qualifié de « tragiques » et de « scandaleux » les abus commis par le père Jean Gravel. Elle ne nie pas que ceux-ci ont bel et bien eu lieu.

À la suite d'accusations criminelles et d'un procès qui a conduit à la condamnation de Jean Gravel à la fin des années 1960, l'archevêque de l'époque, Mgr Joseph-Aurèle Plourde, a fait parvenir une pétition au Vatican afin que le prêtre soit défroqué en 1970, ce qui a été fait.

Malgré les demandes du Droit, l'archidiocèse a refusé de préciser de quels crimes Jean Gravel a été reconnu coupable, et ce, même s'il détient ces informations.

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