Il y a deux ans, Valérie Leblanc était assassinée

Hommage en chansons et sourires

La vigile a permis à Huguette Leblanc de... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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La vigile a permis à Huguette Leblanc de se sentir moins seule, l'instant d'une soirée. Depuis deux ans, la grand-mère de Valérie s'investit corps et âme pour dévoiler le fil des événements du 23 août 2011.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Le meurtre irrésolu de Valérie Leblanc résonne encore fortement dans les esprits, deux ans plus tard.

Amis, famille et simples citoyens se sont réunis en la mémoire de la jeune collégienne, hier soir, à deux pas de l'endroit où son corps inanimé a été retrouvé, le 23 août 2011, peu avant 13 h.

Une cinquantaine de personnes ont formé un cercle près du banc installé sous un arbre, en son honneur, sur le terrain du campus Gabrielle-Roy du Cégep de l'Outaouais, dans le secteur Hull.

La grand-mère de la défunte, Huguette Leblanc, a mené les célébrations en toute simplicité.

La veillée a été marquée de chansons et de prières, entonnées sur un ton léger, et dans la bonne humeur. « Je ne voulais pas que ça soit un moment triste. Je voulais que cela soit son image. C'était une petite fille dynamique », indique Mme Leblanc.

Ceux qui souhaitaient s'exprimer ont été invités à le faire.

Un jeune étudiant du Cégep, qui n'a pas eu la chance de connaître Valérie Leblanc, a tenu à souligner son dégoût envers l'assassin, dont on ne connaît toujours pas l'identité.

« Je suis venu pour donner mon support à la famille. Et montrer que des actes comme cela, ça ne passe pas, a confié Gilbert Pilon. S'il y avait eu juste quatre ou cinq personnes ce soir, on aurait eu l'impression que ce n'est pas grave. Que c'est un meurtre parmi tant d'autres, et que ça arrive tous les jours. Je ne veux pas cela. Je veux qu'on reste mobilisé. »

Ghislaine Begeron, qui a connue la Valérie Leblanc lors d'une fin de semaine de ressourcement, a tenu à rappeler la force de caractère qui animait l'adolescente. Fervente chrétienne, la jeune femme décédée à l'âge de 18 ans exprimait ouvertement sa foi, dans un monde de plus en plus hostile aux personnes croyantes, dit-elle. « Elle voulait changer le monde. Avoir un monde meilleur. Ça peut déranger les autres quand quelqu'un a la foi », estime Mme Bergeron.

La vigile a permis à Huguette Leblanc de se sentir moins seule, l'instant d'une soirée.

La grand-mère n'est pas prête à laisser tomber son combat pour trouver la vérité sur ce qui s'est passé lors de cette journée du mois d'août 2011. Elle espère que la veillée puisse réanimer les souvenirs de personnes qui auraient d'importantes informations à partager à la police.

« Des fois c'est juste un petit morceau de casse-tête qui manque », souligne-t-elle.

La police de Gatineau n'a toujours aucune trace de l'assassin. L'organisme Jeunesse au Soleil offre une récompense pouvant atteindre 10 000 $ à toute personne qui fournirait des informations menant à l'arrestation et à la condamnation du meurtrier de Valérie Leblanc.

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