Un ouvrier empalé par une tige d'acier

Le centre-ville de Gatineau a été le théâtre d'un accident de travail pour le... (Archives La Presse)

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Le centre-ville de Gatineau a été le théâtre d'un accident de travail pour le moins inusité et particulièrement douloureux pour la victime, jeudi avant-midi.

Vers 10h45, un travailleur de la construction oeuvrant sur un chantier du secteur Hull, à l'angle des rues Dollard-des-Ormeaux et Élizabeth-Bruyère, «aurait reçu, en tombant, une barre de fer dans l'anus», a indiqué le sergent Jean-Paul LeMay, porte-parole du Service de police de la Ville de Gatineau.

Selon nos informations, le travailleur, un Gatinois de 30 ans, est tombé en position assise sur une tige d'acier d'armature servant à renforcer le béton. Il se trouvait encore dans sa fâcheuse position lorsque les secours sont arrivés sur le chantier où des ouvriers préparent la fondation d'un édifice.

L'équipe spécialisée de sauveteurs en hauteur du service d'incendie a prêté main-forte aux paramédics pour sortir l'homme du chantier.

Selon le sergent LeMay, la vie du travailleur n'était pas en danger. Il a été transporté à l'hôpital dans un état stable.

La CSST sur place

La Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST) a dépêché deux inspecteurs sur les lieux afin de déterminer les circonstances de cet incident. «L'accident s'est produit alors que le travailleur grimpait sur un coffrage pour défaire les parois, et la tige qui maintient le coffrage en place, après laquelle il se tenait, aurait cédé, ce qui a entraîné sa chute de moins d'un mètre», a fait savoir le porte-parole régional de la CSST, Alain Trudel.

Sur place, LeDroit a pu constater que certaines tiges d'acier étaient recouvertes d'un capuchon de plastique, mais d'autres ne l'étaient pas. «[Les inspecteurs] en ont fait mettre partout, a indiqué M. Trudel. Généralement, la procédure est de mettre des capuchons, et de les enlever au fur et à mesure que les travaux avancent.»

M. Trudel ignorait, jeudi après-midi, si la tige sur laquelle le travailleur est tombé était protégée ou non par un capuchon.

Les travaux ont été arrêtés par la CSST. Ils pourront reprendre dès que les inspecteurs auront déterminé «que la situation est sécuritaire», précise M. Trudel.

Selon ce dernier, l'entrepreneur Silva et St-Pierre collabore au travail des inspecteurs. «Quand on envoie nos inspecteurs, notre objectif, c'est de trouver la cause de l'accident, pas nécessairement de trouver un coupable, mais s'il y a eu négligence, on va produire des constats s'il y a lieu», a souligné le porte-parole de la CSST.

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