Abandonnés et confinés dans une résidence depuis mars dernier

Les chats de la rue Dollard-des-Ormeaux secourus

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Le service de contrôle animalier de Gatineau est intervenu, hier après-midi, pour faire sortir les chats abandonnés et confinés dans une résidence du Vieux-Hull depuis le mois de mars dernier. Il serait cependant trop tard pour certains, qui risquent l'euthanasie pour des considérations humanitaires.

Les animaux n'ont pas reçu de soins depuis mars, alors qu'une équipe du contrôle animalier de Gatineau s'était rendue sur place une première fois pour secourir sept chats et sortir des carcasses.

Il restait au moins six chats dans le 153, rue Dollard-des-Ormeaux, hier. Ces animaux auraient pu se cacher ou s'avérer impossibles à saisir par les employés municipaux lors de la visite d'il y a un mois et demi. Les contrôleurs animaliers ont eu le même problème en tentant d'attraper les chats, hier, et ont dû les piéger dans des cages pour les transporter à la SPCA de l'Outaouais.

Un mandat a été délivré vers 13h pour permettre aux autorités de pénétrer dans la résidence fermée à clé et sans aucune fenêtre ouverte.

Hier matin, Roxanne Cloutier et Synthia Paris, touchées et choquées par la situation mise au grand jour par LeDroit, sont venues ouvrir une fenêtre pour faire boire et manger les petites bêtes abandonnées.

D'autres citoyens incrédules se sont présentés au 153, rue Dollard-des-Ormeaux, attristés par la situation.

Mercredi, une citoyenne, Diane Samson, a pressé les autorités municipales d'agir. «J'ai porté plainte au mois de mars. Les autorités ont sorti plusieurs chats, mais d'autres semblent s'être cachés en passant par des trous dans les murs lors du passage des employés municipaux. Ces animaux n'ont pas à être punis pour cet abandon», avait-elle déclaré.

La dernière résidente de l'endroit a été prise en charge par les services sociaux ce printemps.

La maison sera achetée par un homme d'affaires de Gatineau le 1er juin prochain. Pierre Samson compte détruire la résidence et construire un édifice abritant quatre logements. «On ne peut rien faire tant que les animaux sont là. La propriétaire actuelle a dit qu'elle voulait venir tout nettoyer, mais nous, ce qu'on attend à partir du 1er juin, ce sont les permis de démolition», a-t-il expliqué. La propriétaire actuelle ne s'est pas présentée publiquement hier.

La directrice générale de la SPCA de l'Outaouais, France Dubois, confirme avoir reçu les premiers chats en mars. «Il a fallu euthanasier les survivants pour des causes humanitaires.» Les chats en piteux état qui se trouvaient toujours dans la maison abandonnée, hier, risquent de connaître le même sort, selon Mme Dubois. «Je ne m'attends pas à ce que ces animaux soient en bonne santé.»

La Ville a prévu laisser un responsable sur la scène, jour et nuit, en attendant que tous les tous chats soient sortis de la maison. Hier, des employés municipaux ont eu peine à entrer, repoussés par la très forte odeur d'ammoniac, perceptible de l'autre côté de la rue.

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