Une Gatinoise prétend que son père a été victime d'une brutale arrestation

La fille d'un revendeur de crack s'adresse au Comité de déontologie  policière... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Patrick Woodbury, LeDroit

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La fille d'un revendeur de crack s'adresse au Comité de déontologie policière pour dénoncer l'arrestation « brutale » de son père, il y a presque deux mois, à Gatineau.

Pierre Chouinard, 52 ans, a été arrêté par deux agents sur la rue Lois, près des bureaux des Oeuvres Isidore Ostiguy, le 23 février dernier. Il purge aujourd'hui une peine de quatre ans de pénitencier à Sainte-Anne-des-Plaines.

Aujourd'hui, c'est sa fille Marie-Pier qui parle au nom de son père. « Regarde ça, dit-elle, photo de son père en main. Il s'est fait battre, c'est clair ! Avant, s'il se faisait embarquer, il n'y avait pas de trouble. Mais cette fois-là... Wow ! »

Sur la photo prise dans les heures qui ont suivi son arrestation, Pierre Chouinard apparaît avec du sang et des blessures à la tête et au nez. Son oeil gauche est tuméfié.

Le jeune grand-père a tout perdu à la suite d'une dépression. Ses affaires allaient bien jusqu'à ce que sa vie s'écroule et qu'il commence à consommer et à vendre dans la rue.

À genoux dans sa cellule

« Mon père m'a dit que les policiers ne lui avaient pas lu ses droits. Il a bougé pendant qu'ils le menottaient et il a dit que ça lui faisait mal. Un des policiers a frappé sur son genou... Bing, bang... ! Puis, il ne se souvient plus de rien. » Selon la fille du détenu, ce dernier a été mis à genou dans sa cellule, et les policiers en ont remis. « Ils lui ont écrasé le genou. Puis, regarde sa face... Ça ne se peut pas qu'il se retrouve comme ça après une arrestation. »

En cour, le ministère public a affirmé que Pierre Chouinard avait résisté à son arrestation. Il a plaidé coupable d'avoir été en possession de 67 grammes de crack.

Lors du prononcé de la sentence, en mars, le juge Valmont Beaulieu a dit souhaiter que l'accusé pense à sa petite famille. « Je vois votre fille, ici, qui est bien triste. Est-ce que, un jour, vous voudriez visiter votre petite-fille dans un centre de thérapie, alors qu'elle aura 12 ou 13 ans ? [...] Cette drogue, a commenté le juge Beaulieu, surtout cette drogue. Elle produit des méfaits. Des gens commettent des meurtres et des vols qualifiés sous l'effet de cette drogue. »

La jeune mère reconnaît que son père a commis plusieurs erreurs et qu'il doit profiter de son séjour en prison pour cesser sa consommation et reprendre sa vie en main.

Plus de détails dans LeDroit du 13 avril ou sur ledroitsurmonordi.ca

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