Coups de feu dans une garderie: deux morts à Gatineau

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La quiétude et l'innocence de 53 enfants ont été violées dans une garderie de Gatineau lorsqu'un homme armé d'une carabine de chasse a tué un employé avant de s'enlever la vie, vendredi matin.

Le tireur a fait irruption peu avant 10h30 à la garderie Les Racines de vie Montessori, située sur la rue Gamelin, dans le secteur Hull. La seule bonne nouvelle entourant ce drame est que les enfants sont tous sains et saufs.

Le chef du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG), Mario Harel, a précisé que cette tragédie serait reliée à «un contexte de séparation récente». Au moment de sa rencontre avec la presse, vendredi après-midi, M. Harel n'était pas en mesure de déterminer si l'employé a tenté de bloquer la route du tireur.

>> Nos photos de l'opération policière

La propriétaire de la garderie était séparée de son mari depuis peu, selon des témoins. Ce dernier serait l'homme ayant ouvert le feu. La femme n'aurait pas été blessée, mais a été transportée à l'hôpital, souffrant d'un violent choc nerveux. Aucune information ne permettait de conclure à un triangle amoureux, a souligné la police, en soirée.

Selon le propriétaire de l'immeuble abritant la garderie, Dorcéna Dorzilé, le présumé tireur et la responsable de la garderie ont deux filles.

La police de Gatineau a identifié Robert Charron comme étant l'une des deux personnes décédées. La police a demandé, vendredi soir, de ne dévoiler aucune information au sujet de l'identité de la deuxième personne, «par respect pour les familles et les proches», qui n'avaient pas encore été informés.

Robert Charron n'est pas un résident de Gatineau, s'est tenue à dire la police. Elle n'a pas précisé s'il s'agissait du tireur ou de la victime de ce dernier.

En fin de soirée, des enquêteurs se trouvaient toujours sur la scène de crime. La police n'envisageait pas un autre point de presse officiel avant la semaine prochaine, le temps que les expertises soient menées.

Minute par minute

Les policiers ont été appelés à 10h27, et sont arrivés trois minutes plus tard, découvrant le tireur gisant au sol, à côté de sa carabine. Son décès a été constaté sur place.

L'appel au 9-1-1, provenant de l'intérieur de la garderie, indiquait qu'un individu menaçant et armé était à l'intérieur.

«À ce moment, rajoute le chef Harel, des mesures de sécurité ont été prises pour évacuer les enfants, les intervenants et les éducatrices, et pour voir au reste de la sécurité dans le bâtiment. On ne pouvait tenir pour acquis qu'il n'y avait qu'une seule menace. C'est un jour triste pour Gatineau.»

Selon ce qu'il a été possible d'apprendre, le tireur s'est d'abord présenté au 225 de la rue Gamelin, où il a ouvert le feu une première fois. C'est là où la deuxième victime se trouvait.

Il s'est ensuite dirigé au 229 de la même rue. C'est à cet endroit qu'il aurait retourné l'arme contre lui-même.

La victime du tireur a rendu l'âme à l'hôpital, de l'autre côté de la rue.

Le maire sur place

Le directeur du SPVG était accompagné du maire de Gatineau, Marc Bureau, lorsqu'il a rencontré les membres des médias. «J'ai un petit-enfant maintenant, a dit le maire. Dans mon passé, j'ai déjà travaillé dans une garderie, et je sais ce que ces gens-là doivent vivre. C'est pour cela que je vais me diriger vers ces gens-là.»

Peu après le déploiement de cette opération majeure, des voisins ont confirmé avoir vu plusieurs civières être poussées à l'intérieur des garderies par les paramédics. Les enfants ont tous été regroupés dans une maison voisine, où leurs parents ont pu aller les chercher dès 11h30. En bons samaritains, les propriétaires de la résidence ont accepté d'héberger les enfants pendant que l'opération se déroulait.

Des dizaines de parents se sont succédé pour récupérer leurs enfants. Vers 13h, une vingtaine de bambins avaient retrouvé leurs parents. Certains ont cependant dû attendre de nombreuses minutes avant de retrouver leurs petits.

M. Harel a tenu à souligner «l'excellent travail et les réactions des intervenants à l'intérieur, ainsi que celui des éducatrices qui ont su sécuriser les enfants lorsque cet événement s'est déclenché».

Des autopsies seront pratiquées la semaine prochaine.

La rue Gamelin a été rouverte à la circulation vers 2h30 dans la nuit de vendredi à samedi. Les techniciens en identité judiciaire du SPVG passent toujours au peigne fin les deux lieux où sont survenus les tristes événements.

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