Les problèmes de ressources humaines entraînent des frais de 331 000 $

Décisions coûteuses à Cantley

Richard Parent poursuit la Ville de Cantley pour... (Étienne Ranger, archives LeDroit)

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Richard Parent poursuit la Ville de Cantley pour congédiement illégal, en 2010.

Étienne Ranger, archives LeDroit

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Les frais juridiques découlant des problèmes de ressources humaines à la municipalité de Cantley, dont celui du congédiement controversé de son ex-directeur général, a coûté 331 000 $ aux contribuables. La facture pourrait atteindre le demi-million d'ici peu, estime le maire de l'endroit, Steve Harris.

La situation est qualifiée de « ridicule » par le maire, qui surveille de près la cause opposant l'ex-directeur général, Richard Parent, à la municipalité de Cantley.

Richard Parent poursuit Cantley pour un congédiement illégal, survenu en 2010.

Les audiences devant la Commission des relations de travail ont repris jeudi et se poursuivaient hier, au palais de justice de Gatineau. Le dossier sera par la suite suspendu, jusqu'à la reprise des travaux, en mars.

L'affaire est débattue devant la Commission des relations du travail (CRT) depuis l'année dernière. À lui seul, le dossier de congédiement porté devant le CRT dans l'affaire Parent a coûté 231 000 $ à la municipalité au 31 décembre 2012.

À l'époque, le maire Harris a été le seul élu de Cantley à se prononcer contre le congédiement de M. Parent. Les conseillers avaient tous voté en faveur du renvoi.

« La facture continue de grimper, a confirmé le maire, hier.

« Il ne faudrait pas s'étonner que la facture atteigne 500 000 $ à la fin des procédures. Ça va trop loin, dit-il. La meilleure façon de congédier un directeur, c'est à l'amiable. »

Enquête

Dans la même foulée, la municipalité a retenu les services d'un enquêteur privé de Montréal, au coût total de 60 000 $.

L'enquête de la compagnie Sirco devait entre autre récupérer des courriels de M. Parent et du maire Harris.

À cette facture, il faut ajouter 11 000 $ de frais juridiques découlant de la poursuite de la municipalité contre M. Parent, pour paiement en trop d'heures supplémentaires.

Dans la même crise, un autre employé aurait pu perdre son emploi. Encore une fois, Cantley a déboursé 29 000 $ en frais divers pour tenter de mettre fin à l'emploi du fonctionnaire. L'employé concerné, qui compte de nombreuses années d'expérience, a eu gain de cause après une volte-face du conseil municipal. L'employé a réintégré son poste après trois mois d'absence.

Selon le maire Harris, cet employé « a trop bien travaillé avec M. Parent » et s'est attiré les foudres du conseil municipal.

De son côté, M. Parent souhaite réintégrer son poste ou obtenir une compensation financière.

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