L'avocat de Lise Bourgeois s'attaque à l'intervention policière

La présidente de La Cité collégiale, Lise Bourgeois... (Etienne Ranger, LeDroit)

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La présidente de La Cité collégiale, Lise Bourgeois

Etienne Ranger, LeDroit

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Le policier qui a tenté à dix reprises de faire passer le test d'alcoolémie à la présidente de La Cité collégiale, Lise Bourgeois, aurait commis des irrégularités le soir de l'arrestation.

C'est ce qu'a laissé entendre MeMichael Edelson, hier, au deuxième jour du procès de sa cliente accusée d'avoir refusé de se soumettre à l'alcootest et d'avoir conduit son véhicule avec les capacités affaiblies.

Le policier d'Ottawa Mark Neilson a raconté hier qu'il avait tenté - à dix reprises - de faire souffler MmeBourgeois, le soir du 18octobre 2011. Il a expliqué à la cour que l'échantillon n'était jamais suffisant. «Elle ne soufflait pas assez longtemps, a-t-il expliqué. Je sentais que l'air sortait en partie par la bouche, autour de l'embout de l'appareil, et pas seulement dans l'appareil.»

Le policier a indiqué avoir expliqué à la conductrice qu'elle devait «prendre une respiration profonde et souffler jusqu'à ce que je lui dise d'arrêter».

«Avez-vous changé ou vérifié l'embout de l'appareil, lorsque vous avez constaté ces problèmes répétitifs?» a demandé l'avocat de la défense. «Non», a répondu le policier.

MeEdelson a ensuite suggéré que cet embout aurait pu être bouché, empêchant la libre circulation de l'air.

Le policier a précisé qu'il a donné toutes les instructions à MmeBourgeois afin que celle-ci fournisse un échantillon valable. «Pendant ce temps, a témoigné le policier, je n'étais pas préoccupé par l'embout de plastique.»

MeEdelson en a rajouté sur la pratique de l'agent, qui aurait contrevenu aux instructions du manuel du fabricant de l'alcoomètre. Le manuel indiquerait, selon l'avocat, que l'appareil ne doit pas être utilisé à moins de 30 centimètres d'une radio ou d'une antenne. «Vous en portiez, un émetteur radio, sur vous?» a demandé l'avocat. «Oui», a répondu le policier. Plus tard, la procureure de la Couronne a démontré que l'appareil dans lequel tentait de souffler l'administratrice scolaire était tenu à au moins 45 centimètres de la radio du policier.

Le policier n'aurait pas demandé à MmeBourgeois si elle connaissait des problèmes de santé l'empêchant de souffler convenablement dans l'appareil. Après son arrestation, en 2011, MmeBourgeois avait affirmé que sa condition médicale l'empêchait de bien souffler. La cour n'a pas obtenu de précisions sur cette condition médicale, hier.

L'agent Neilson a expliqué qu'une personne incapable de souffler dans un éthylomètre à dix reprises ne signifiait rien d'autre qu'un refus de fournir un échantillon en bonne et due forme.

Appel à sa fille

Lorsqu'elle a été arrêtée, MmeBourgeois a d'abord appelé sa fille, Julie Bourgeois, une avocate. La conductrice se trouvait, à ce moment, assise derrière la voiture de police, en présence de M.Neilson. Il s'agit, selon l'avocat de la défense, d'un accroc dans sa pratique, puisqu'une personne arrêtée a le droit de parler à un avocat en toute confidentialité.

Lundi, un policier de la Gendarmerie royale du Canada a témoigné sur la conduite de MmeBourgeois. L'agent Brian Long, qui n'était pas en service le soir du 18octobre 2011, a vu la Audi de MmeBourgeois rouler à 40 km/h dans une zone de 70 km/h, traversant la ligne médiane à deux reprises, et forçant d'autres automobilistes à la doubler. Il a appelé la police d'Ottawa, et a suivi MmeBourgeois du centre-ville jusque sur l'avenue Cummings, près de La Cité collégiale.

Le procès doit se terminer aujourd'hui.

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