Richard Bain voit sa cause reportée

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Richard Henry Bain

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Pierre Saint-Arnaud
La Presse Canadienne

Richard Henry Bain, l'auteur présumé de l'attentat du Métropolis commis lors de la soirée électorale du 4 septembre dernier, à Montréal, a vu sa cause être reportée une fois de plus, lundi, au palais de justice de Montréal.

L'individu était de retour devant le tribunal en raison d'un autre report de sa cause. Vendredi, la psychiatre qui l'avait évalué à l'Institut Philippe-Pinel, la docteure Chantal Bouchard, était malade et n'avait pu se présenter au tribunal, malgré une citation à comparaître émise par la Couronne. On a appris lundi qu'elle n'avait jamais reçu la citation en question, qui avait été livrée à l'Institut Pinel.

Cette fois, au tout début du témoignage de la docteure Bouchard, la procureure de la Couronne, Me Eliane Perreault, a souligné que la psychiatre avait fait référence, dans son rapport, aux notes d'autres psychiatres qui avaient vu Richard Bain, notamment au centre de détention Rivière-des-Prairies.

Or, ces notes n'avaient pas été remises à la défense, de sorte que le juge Jean-Paul Braun n'a eu d'autre choix que de reporter le tout au lundi 28 janvier afin de donner le temps aux parties de prendre connaissance des documents en question.

Richard Bain lui-même a souligné son désaccord à la Cour, indiquant que ces notes étaient inutiles puisqu'il avait refusé de répondre aux questions de ces psychiatres.

Le sexagénaire fait face à 16 chefs d'accusation, notamment de meurtre prémédité et de tentative de meurtre pour l'attentat qui est survenu au moment où la première ministre élue du Québec, Pauline Marois, prononçait son discours de la victoire. Denis Blanchette a péri dans l'attaque alors que son collègue Dave Courage a été grièvement blessé.

Le processus judiciaire concernant Richard Henry Bain ne cesse d'être reporté, de sorte qu'il n'a pas encore été possible de déterminer s'il est apte ou non à subir son procès.

En décembre, l'accusé avait refusé de rencontrer une psychiatre francophone, ce qui avait nécessité un report de sa cause au 11 janvier dernier. Ce jour-là, la Cour avait reçu un rapport d'évaluation en français et le juge Braun avait ordonné qu'une traduction soit remise aux parties qui étaient revenues devant lui vendredi dernier.

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