«Serrez vos enfants dans vos bras»

L'école publique de Stittsville est restée ouverte, mardi.... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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L'école publique de Stittsville est restée ouverte, mardi.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Avant de rentrer en classe, mardi matin, des centaines d'enfants de l'École publique de Stittsville ont pu voir des fleurs, déposées devant la maison de deux de leurs compagnons, tués par leur mère, la veille. La résidence où s'est produit l'impensable, lundi soir, est à quelques pas de cette école, devant laquelle le drapeau canadien était en berne.

Mardi matin, bien peu de voisins du 25, promenade Granite Ridge, se sont exprimés publiquement sur le drame familial qui a coûté la vie à Jon Alexander Corchis, dix ans, et à sa soeur Katheryn Elizabeth Corchis, six ans. L'aîné était en 5e année, et la petite Katie, à la maternelle.

Au lendemain du drame, une femme est venue déposer un bouquet de fleurs, en silence, devant la maison des Corchis-Easton. Une mère et son fils ont fait de même sur l'heure du dîner. «Que Dieu vous guide et vous donne la force dont vous avez besoin», pouvait-on lire sur une note qui accompagnait un bouquet.

«Je ne comprends pas, a déclaré un jeune résident, récemment déménagé dans le quartier, Andrew Byrne. Beaucoup de gens, ici, se parlent pour la première fois, à cause de tout ça.»

La directrice de l'éducation du Conseil scolaire d'Ottawa-Carleton, Jennifer Adam, s'est sobrement adressée aux médias. «Ce matin (mardi), j'offre mes plus sincères condoléances aux familles, aux proches et aux amis touchés par les événements de la nuit dernière. Nous tous, et particulièrement la communauté de Stittsville, offrons nos sincères condoléances.»

«Donner du temps»

La commission scolaire a fait parvenir une lettre aux parents d'élèves, qui explique comment parler aux enfants dans de telles situations. «Serrez-les dans vos bras», y est-il écrit. «Les enfants se fient à leurs parents pour se sentir en sécurité.»

«Nous sommes bien chanceux dans notre conseil scolaire, puisqu'on a des équipes qui sont faites de psychologues, de travailleurs sociaux et d'un surintendant responsable de l'école. Ils sont là depuis (hier) matin pour donner le soutien nécessaire aux élèves, aux enseignants, au personnel, au directeur et aux parents, a indiqué Jennifer Adams. Ce sont des situations très difficiles dans une communauté.»

Des policiers sont restés à l'école, toute la journée d'hier, afin de répondre aux questions des élèves et des employés sur la mort de deux des leurs.

L'école du secteur Stittsville est demeurée ouverte, hier, et le sera toute la semaine. Les enfants sont sortis, comme d'habitude, à la récréation du matin, dans la cour arrière.

Mme Adams a affirmé lors de la conférence de presse qu'il était beaucoup trop tôt pour confirmer une éventuelle tenue d'une cérémonie «Il faut donner du temps à la famille», a-t-elle dit.

En début d'après-midi, le conseiller municipal du quartier Stittsville, Shad Qadri, accompagné d'une policière, a offert son soutien et ses sympathies aux voisins éprouvés. Il a cogné aux portes des résidents des environs et parlé brièvement avec certains d'entre eux.

«Si vous ou votre famille a besoin d'aide au-delà des ressources offertes par l'école, n'hésitez pas à le faire savoir et nous travaillerons pour vous aider», a d'ailleurs écrit M.Qadri à ses concitoyens.

Quelques résidents se sont demandés, hier, sur la page Facebook Stittsville Neighbours, comment retirer des éléments positifs d'une telle tragédie. Certains ont transmis l'idée d'une pétition ou d'une campagne de financement pour les organismes d'aide en santé mentale.

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