Vol de cuivre: l'accusé a encaissé un chèque de 124 000$

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La Couronne a clos sa preuve hier. Elle accuse Paul Grant, 38 ans, d'avoir participé au vol d'un camion transportant du cuivre entre Rouyn et Montréal.

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L'homme accusé du spectaculaire détournement d'un camion rempli de 76 500 livres de cuivre, le 22décembre 2010, à Mont-Laurier, aurait encaissé un chèque de plus de 100 000 $ trois semaines plus tard.

La Couronne a clos sa preuve hier. Elle accuse Paul Grant, 38 ans, d'avoir participé au vol d'un camion transportant du cuivre entre Rouyn et Montréal.

La semaine dernière, le conducteur victime du détournement, Louis Morin, a raconté devant le jury que deux hommes avaient fait irruption dans le camion alors qu'il s'apprêtait à quitter Mont-Laurier. Menotté et ligoté, il a été forcé de regarder vers l'arrière du camion pendant de longues heures, le temps que son chargement d'anodes de cuivre soit retiré du camion.

Une fois abandonné dans son camion vide, M.Morin a constaté qu'il se trouvait à Pointe-Fortune.

Le chèque en question

Hier, la Couronne a voulu démontrer au jury que Paul Grant avait bel et bien profité de la vente illégale du cuivre.

Un enquêteur de la Banque de Montréal, Louis Noël, a affirmé qu'un chèque de 124 273,65$ avait été déposé dans un compte de la succursale de St-Antoine-des-Laurentides, près de St-Jérôme.

Une traite bancaire a été complétée le 13janvier, trois semaines après le vol de cuivre.

Les 124 273,65$ ont été déposés dans un compte auquel Paul Grant avait accès.

La valeur des 76 550 Livres (environ 35 tonnes) de cuivre volées serait de 500 000 $.

Les anodes, produites à Rouyn-Noranda, sont transportées vers Montréal-Est pour y être affinées. Le cuivre affiné est ensuite vendu pour être transformé et usiné.

Hans Peasson, un ingénieur de procédé de la compagnie Exstrata, a témoigné en tant qu'expert de la Couronne hier. Les anodes volées proviendraient d'une fonderie d'Exstrata, dont une des usines se trouve à Rouyn-Noranda.

«Une anode valait de 8000$ à 9000$ en 2012, a-t-il expliqué. La fonderie ne vend pas aux ferrailleurs puisque leur prix n'est pas compétitif.Ils n'ont pas accès à une affinerie.»

La semaine dernière, un ferrailleur de St-Urbain, près de Montréal, a affirmé avoir acheté des tonnes d'anodes de cuivre à Paul Grant, le 23décembre 2010.

Le ferrailleur Dany Pelletier a affirmé avoir préparé le métal pour l'exportation après avoir versé 50 000$ comptant à M.Grant.

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