Un braquage digne d'un western à Mont-Laurier

«J'étais assis sur mon siège, avant de prendre...

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«J'étais assis sur mon siège, avant de prendre la route, en train d'enlever mes bottes pour mettre mes espadrilles, quand un gars a ouvert la porte du camion. Il a dit, d'un ton raide, 'Enwèye en arrière!' Je pensais que c'était une blague d'un ami. Mais le gars - il se tenait sur le marchepied - m'a donné un coup de gun sur le bord de l'oeil», a raconté le chauffeur Louis Morin devant le juge.

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Mont-Laurier n'est peut-être pas Hollywood, mais la petite ville a connu une histoire digne d'un classique du cinéma. Un crime qui s'est déroulé au nord de la Gatineau, en 2010, fait penser à ces westerns américains dans lesquels des brigands à cheval détournent un train en marche pour voler les richesses qu'il transporte. Dans un procès qui se déroule cette semaine, au palais de justice de Gatineau, on entend un récit semblable... quoique la trame appartienne bien au xxie siècle.

Deux brigands ligotent un chauffeur de camion, prennent la route avec lui sur des centaines de kilomètres, dans le but de voler le contenu de sa remorque: 76500 livres de cuivre valant un demi-million de dollars.

Un jury de huit hommes et quatre femmes entend depuis le milieu de la semaine la cause de Paul Grant, un homme de St-Colomban âgé de 38 ans. Il a été arrêté par la Sûreté du Québec le 13 juillet 2011, au terme d'une enquête de sept mois. Il est accusé de vol qualifié, d'enlèvement et de recel.

Le procureur de la Couronne, Sylvain Petitclerc, a demandé au jury de reconstituer le casse-tête des événements remontant aux 22 et 23 décembre 2010, entre Rouyn-Noranda, Mont-Laurier et Pointe-Fortune, près de Montréal.

«C'est comme un western», a expliqué Me Petitclerc au jury. «On attaque un camion transportant une cargaison de plus d'un demi-million de dollars de cuivre entre Rouyn et Montréal. Nous n'avons pas de vidéo de l'événement, pas d'éléments à la CSI, avec des caméras qui peuvent montrer une plaque d'immatriculation à trois kilomètres. Non. Mais on a des témoins.»

«Enwèye en arrière»

Le 22 décembre 2010, à 5 h, le chauffeur de camion Louis Morin prenait la relève de son confrère Marc Robitaille, qui arrivait de Rouyn-Noranda avec une cargaison de 102 anodes de cuivre, une cargaison de 76500 livres (environ 35 tonnes). Une anode est une épaisse plaque en forme de T (pesant 750 Livres l'unité, soit presqu'un tiers de tonne) conçue ainsi pour faciliter son transport.

Tel que convenu, M. Robitaille s'est arrêté à Mont-Laurier, où l'attendait Louis Morin. Ce dernier devait poursuivre la route vers Montréal.

«J'étais assis sur mon siège, avant de prendre la route, en train d'enlever mes bottes pour mettre mes espadrilles, quand un gars a ouvert la porte du camion. Il a dit, d'un ton raide, 'Enwèye en arrière!' Je pensais que c'était une blague d'un ami. Mais le gars - il se tenait sur le marchepied - m'a donné un coup de gun sur le bord de l'oeil. Un autre gars est entré et ils m'ont obligé à me tenir sur le lit, derrière le camion, et à regarder en arrière pour ne pas que je les vois.»

Plus de détails dans l'édition du Droit du 12 janvier 2013 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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