Les plaintes d'agressions sexuelles en hausse de 22%

En date du 27 novembre, 95 plaintes pour...

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En date du 27 novembre, 95 plaintes pour agressions sexuelles avaient été logées par des femmes au Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG), un chiffre record depuis huit ans. Il ne s'agirait toutefois que de la pointe de l'iceberg, considérant qu'environ 90% des agressions ne sont pas rapportées aux autorités.

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Une centaine d'agressions sexuelles sur des femmes auront été signalées à la Police de Gatineau en 2012, ce qui représente l'année la plus occupée en la matière pour les forces de l'ordre depuis au moins huit ans, peut-être même dans l'histoire du service de police.

Par rapport à l'année dernière, il s'agit d'une augmentation marquée de 22%. Une croissance du nombre de plainte pour laquelle la Police de Gatineau n'a pas d'explication précise, autre que la croissance démographique.

Des données obtenues par LeDroit en vertu de la Loi d'accès à l'information démontrent que 571 cas d'agression sexuelle dont la victime est une femme ont fait l'objet d'une plainte formelle, depuis 2005, à Gatineau.

«Nous sommes conscients qu'il y a un chiffre noir lié à ces données, qu'il y a beaucoup d'agressions sexuelles dont nous ne serons jamais au courant, lance le porte-parole de la Police de Gatineau, Jean-Paul Le May. Nous, on ne se plaindra jamais d'une augmentation du nombre de plaintes si c'est parce que les victimes ont confiance en notre service de police et en notre système judiciaire.»

La réalité: environ 6000 cas

Les cas d'agression sexuelle répertoriés par la police ne seraient toutefois que la pointe de l'iceberg, selon le Centre d'aide et de lutte contre les agressions sexuelles de l'Outaouais (CALAS). La grande majorité des femmes vont préférer pleurer et souffrir en silence plutôt que de porter plainte contre leur agresseur, habituellement une personne connue de la victime. Malgré toute l'aide et l'accompagnement disponible, la crainte d'un système judiciaire qui peut parfois sembler intimidant en fait aussi reculer plusieurs.

«On estime que seulement 10% des agressions sexuelles sont déclarées à la police», ajoute Isabelle Bélanger, intervenante au CALAS. Considérant ainsi qu'une seule femme victime d'agression sexuelle sur 10 portera plainte contre son prédateur, il y aurait eu, en réalité, près de 6000 cas d'agressions sexuelles sur le territoire de Gatineau depuis 2005.

Ce chiffre qui se veut une estimation se rapproche de la réalité observée sur le terrain. Le CALAS reçoit en moyenne, chaque année, 200 nouvelles demandes d'aide de femmes agressées sexuellement en Outaouais.

Le sergent Le May précise que la majorité des agressions sexuelles sont commises par un proche de la victime.

Plus de détails dans l'édition du Droit du 6 décembre 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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