Pneus crevés et rétroviseurs arrachés

Vandalisme à répétition au centre-ville de Gatineau

Kim Gravelle tente d'alerter l'opinion publique depuis 2010,... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Kim Gravelle tente d'alerter l'opinion publique depuis 2010, après que sa voiture ait été incendiée dans un stationnement municipal de la rue Leduc. « On se fait vandaliser nos autos en moyenne une fois par mois dans le quartier. C'est devenu un fléau. »

Patrick Woodbury, LeDroit

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Victime de vandalisme à répétition au centre-ville de Gatineau, un citoyen calcule avoir déboursé près de 20 000 $ depuis 2010 pour réparer les dommages que des voyous ont infligés à sa voiture.

À l'heure où la Ville de Gatineau veut repeupler son centre-ville, Kim Gravelle, lui, veut le fuir au plus vite. « En 2013, ça va être mon goodbye. Je ne suis plus capable d'endurer cela. Ça fait 10 ans que je suis ici et ça commence à me coûter un peu trop cher », confie-t-il.

M. Gravelle a tenté d'alerter l'opinion publique en 2010 après que sa voiture ait été incendiée dans un stationnement municipal de la rue Leduc. Il s'est présenté au conseil municipal dans l'espoir de faire réagir les autorités. Depuis, il a l'impression que peu de choses ont changé. « On se fait vandaliser nos autos en moyenne une fois par mois dans le quartier. C'est devenu un fléau », se plaint-il.

Pneus lacérés, rétroviseurs arrachés, vitres brisées. M. Gravelle énumère la liste de méfaits dont son voisinage et lui seraient victimes sur une base régulière. « Il y a un sérieux problème de vandalisme dans le quartier. Je suis sûr que la Ville de Gatineau est au courant, mais je trouve qu'elle ne fait pas grand-chose », dit-il.

Les vandales, qui agissent principalement la nuit, aux dires de M. Gravelle, ne se donnent même pas la peine d'être discrets. « Le mois passé, ma voisine s'est fait arracher ses miroirs de voiture. Elle a vu les gars en train de kicker ses rétroviseurs. Mais elle n'était pas pour sortir à 3 h du matin pendant qu'elle allaitait son bébé... Ils ont aussi essayé d'arracher mes miroirs, mais ils n'ont pas réussi. »

« L'année dernière, il y en a aussi un qui a marché sur mon auto et qui a cabossé le toit, poursuit M. Gravelle. Comme c'est là, ça me coûte une fortune en assurance auto, même si je ne suis pas responsable des dommages causés à mon véhicule. Je dois payer environ 800 $ de plus qu'une prime normale. Et mes assureurs m'ont avisé que je ne pouvais plus faire de réclamations. »

La dernière vague de vandalisme au centre-ville remonte au week-end dernier. Des voyous ont crevé les pneus de plusieurs voitures stationnées sur les rues Saint-Jacques, Eddy, Hôtel-de-Ville et Frontenac. En date d'hier, une dizaine de propriétaires avaient porté plainte au Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG).

De nouveau victime de cette vague de vandalisme, M. Gravelle s'attend à devoir débourser 600 $ pour couvrir les frais de remorquage et l'achat de pneus. Et dire qu'il vient tout juste de s'acheter une voiture neuve.

« Cette fois, je vais envoyer une mise en demeure à la Ville de Gatineau pour me faire rembourser. Je ne peux plus tolérer cela », lance-t-il, à bout de patience.

Plus de détails dans LeDroit du 4 décembre ou sur ledroitsurmonordi.ca

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