Incendies criminels à Ottawa

Cachés derrière un écran de fumée

Dans les neuf premiers mois de 2012, seules... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Dans les neuf premiers mois de 2012, seules les circonstances de 21 des 108 gestes incendiaires rapportés à Ottawa ont été éclaircis.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Plus des trois quarts des incendies criminels qui ont éclaté ces six dernières années sur le territoire d'Ottawa n'ont pas été élucidés.

Et dans les neuf premiers mois de 2012, l'Unité sur les incendies criminels de la police d'Ottawa a éclairci les circonstances de 21 des 108 gestes incendiaires rapportés, une tendance semblable aux six dernières précédentes, selon des statistiques obtenues par LeDroit en vertu de la Loi sur l'accès à l'information. 246 autres brasiers survenus entre janvier et septembre sont d'origine accidentelle.

Selon le sergent David Christie, de la section des incendies criminels, les statistiques sont « dopées » par la grande quantité de petits feux sans grande conséquence, dont l'enquête est rapidement mise de côté.

« Prenons l'exemple du feu allumé dans une poubelle, près d'une école secondaire, explique le sergent Christie. Le feu est rapidement éteint par des passants, nos services sont appelés, la plainte est prise et une enquête est ouverte. À moins d'avoir des témoins ou des indices sur les suspects, l'enquête ne va pas très loin. Beaucoup d'incendies sont mineurs et prennent davantage la forme de méfait public. »

Des crimes sérieux

En 2011, se rappelle le sergent Christie, des incendies plus sérieux ont attiré l'attention des policiers de la capitale.

Le crime organisé a frappé dans des commerces et des propriétés privées. « Les motifs sont peut-être difficiles à découvrir. Mais des messages ont été lancés », observe le policier. Les incendies criminels plus sérieux sont tout aussi difficiles à résoudre. Les preuves disparaissent très souvent avec les flammes. »

« Il n'y a pas de témoin. Ce n'est pas comme une agression ou un vol filmé », dit le sergent Christie. Ces crimes incendiaires se produisent en très peu de temps. « Plus le crime est long, plus les preuves s'accumulent, plus l'auteur peut être vu et reconnu. »

Année après année, des propriétaires mettent le feu à leur véhicule dans le but d'être indemnisé par leur assureur. Le crime est récurrent et répandu dans toutes les villes du pays, note la police d'Ottawa. Des commerçants osent incendier ou faire incendier leurs biens pour les mêmes raisons.

Ce délit s'éloigne des gestes du pyromane, qui sévit pour satisfaire ses pulsions. L'incendiaire frappe avec froideur, pour des questions d'argent ou par souci de revanche.

Avec William Leclerc

Plus de détails dans l'édition du 12 novembre ou sur ledroitsurmonordi.ca

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