Un incendie sur deux est criminel

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Entre le 1er janvier et 11 septembre 2012, 98 des 212 incendies inscrits ont été considérés criminels par la police, révèlent les statistiques de la Ville de Gatineau obtenues par la Loi sur l'accès à l'information.

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Près de la moitié des incendies déclarés à Gatineau est d'origine criminelle, selon des données obtenues par LeDroit.

Entre le 1er janvier et 11 septembre 2012, 98 des 212 incendies inscrits ont été considérés criminels par la police, révèlent les statistiques de la Ville de Gatineau obtenues par la Loi sur l'accès à l'information.

La tendance demeure la même depuis 2006. Chaque année, entre 116 et 123 incendies sont considérés criminels par le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG). Le document de la Ville affiche un total de 189 à 297 brasiers annuellement, pour une moyenne globale de 48% (119/246).

Le nombre d'incendies criminels «n'est pas alarmant», précise le porte-parole du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG), Pierre Lanthier. «La majorité des incendies criminels sont relativement mineurs. Si petit soit-il, le dossier est inclus.»

Les enquêteurs du SPVG spécialisés en la matière constatent que la moitié de ces incendies criminels ont été commis dans des bacs à recyclage, des poubelles ou sur des structures de jeux.

Une autre vision

Alors que le SPVG confirme la centaine d'incendies criminels annuellement, le Service de sécurité incendies de Gatineau (SSIG) dresse un autre bilan de la situation. Les rapports d'événements ne sont pas complétés de la même façon d'un service à un autre. «Un petit incendie criminel peut avoir été éteint sans que les pompiers ne soient intervenus, ce qui ne parait pas dans nos chiffres», explique la chef-inspecteur-enquêteur de la Section de la prévention du SSIG, Sonia Béland. «Pour ce même incident, la police produira un rapport parce que le même incendie a été allumé dans une poubelle.»

Par exemple, le SSIG déclare cette année 241 incendies, dont 27 sont considérés volontaires ou criminels par son personnel.

La Loi sur la sécurité incendie stipule que le SSIG doit confier l'enquête à la police et se retirer du dossier, s'il soupçonne que l'incendie n'est pas manifestement accidentel.

Selon le SSIG, la plus grande portion des incendies se déclare dans des résidences. Cette année, explique MmeBéland, 35 des 77 incendies résidentiels ont pris naissance dans la cuisine, lors de la préparation d'un repas. «C'est près d'un feu par semaine.»

Le dernier décès dans un incendie à Gatineau a été déploré le 24octobre 2010. Il a été allumé par un article de fumeur laissé sans surveillance.

Au premier octobre 2012, le SSIG estimait les pertes matérielles engouffrées dans les différents brasiers à plus de 5,5 millions$, et à 13 le nombre de blessés dans les mêmes circonstances.

Des accusations déposées

Ces derniers mois, les secteurs d'Aylmer et de Buckingham ont été frappés par des incendies criminels ayant fait les manchettes. Le 14août, la structure de jeu du parc Aydelu a été la proie des flammes. Deux adolescents de 14 et de 17 ans ont été arrêtés.

Le 27août, un suspect de 20 ans a provoqué l'explosion d'une voiture dans le stationnement du concessionnaire Carle Ford, dans le secteur Buckingham. Selon la police, le suspect aurait voulu allumer son briquet pour éclairer un véhicule duquel il voulait extirper l'essence. C'est à ce moment qu'une boule de feu a jailli. Six voitures ont été endommagées.

Cet hiver, le quartier Cheval-Blanc a été secoué par l'incendie criminel du pont Brabant-Philippe. La structure construite par des dizaines de bénévoles a été réduite en cendres à la suite de l'incendie allumé par quatre adolescents. «L'apport du public nous a grandement aidés dans ces dossiers, ce qui a permis à nos policiers et nos enquêteurs d'arrêter les suspects pour chacun de ces dossiers», a mentionné l'agent Lanthier.

Les pompiers ont profité de la Semaine de la prévention des incendies, la semaine dernière, pour rappeler à la population de vérifier entre autres le bon fonctionnement de leur avertisseur de fumée, qui doit être remplacé aux dix ans afin de respecter les normes.

Avec William Leclerc

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