Le sergent Desjourdy plaide non-coupable

Le policier d'Ottawa Steven Desjourdy est accusé d'agression... (Simon-Séguin Bertrand, LeDroit)

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Le policier d'Ottawa Steven Desjourdy est accusé d'agression sexuelle sur une détenue.

Simon-Séguin Bertrand, LeDroit

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Le policier d'Ottawa Steven Desjourdy, accusé d'agression sexuelle sur une détenue, en septembre 2008, était motivé par un désir d'humiliation, a plaidé lundi le ministère public, à l'ouverture du procès.

L'agent Desjourdy n'a pas commis ces gestes pour des raisons passionnelles, a nuancé le procureur de la Couronne, Christopher Webb. «Il est clair qu'il s'agit d'un crime de pouvoir, de domination, d'oppression et de violence.»

Selon le ministère public, le policier a laissé la femme dans sa cellule, vêtue d'un pantalon souillé et sans vêtement du haut, pendant trois heures, afin de la punir d'avoir blessé une collègue lors d'une intervention musclée, au bloc cellulaire du quartier général de la rue Elgin. La plaignante ne peut être identifiée en raison d'une ordonnance de non-publication. Le sergent a plaidé non coupable.

Plusieurs extraits vidéo de son arrivée au bloc cellulaire ont été présentés. On voit des constables spéciaux et des policiers d'Ottawa maîtriser la femme en crise. Il est reproché au sergent Desjourdy d'avoir abusé de ses pouvoirs en découpant le chandail et le soutient-gorge de la femme, alors que ses collègues la maintenaient face contre le sol.

La femme avait été arrêtée au marché By pour ivresse en public. Elle s'était montrée insultante et n'offrait aucune coopération aux policiers, a fait valoir l'avocat du policier Desjourdy, Alan Eagleson. L'avocat est du même avis que le syndicat des policiers, qui affirme que le découpage du sous-vêtement et du chandail ont été fait dans les règles de l'art, parce que la femme résistait à sa fouille.

Les agents de la paix voulaient s'assurer qu'aucune arme (lame ou autre) ne se cachaient dans le soutien-gorge, et que rien n'avait échappé à l'attention d'une policière qui avait effectué une première fouille, par dessus les vêtements.

Après trois heures dans sa cellule, la présumée victime a reçu un survêtement bleu.

M. Desjourdy assiste à son procès entouré de confrères. Sa présumée victime, qui s'est aussi présentée au procès, ne témoignera pas. La femme et le policier ont pris de nombreuses notes, lundi matin.

Le sergent Desjourdy a été accusé d'un chef d'agression sexuelle par l'Unité des enquêtes spéciales de l'Ontario, après la revue de la vidéo de surveillance du bloc cellulaire et la déposition de la plaignante.

La vidéo a été largement diffusée, l'année dernière, créant une vague de colère chez certains observateurs et défenseurs des libertés individuelles.

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