Le décès de Nelson Poirier, qui était devenu pompier permanent de la Ville d'Ottawa en 1917, est survenu lorsque ses collègues et lui ont fracassé les fenêtres de l'immeuble d'où s'échappait de la fumée.
« Le soudain afflux d'oxygène dans le bâtiment a provoqué une explosion d'une telle violence que le mur tout entier s'est écroulé », peut-on lire sur la plaque commémorative dévoilée hier en l'honneur de pompiers de la capitale morts en service.
Grièvement blessé, le jeune pompier est décédé peu de temps après.
Même si son aïeul est mort dans l'exercice de ses fonctions, André Poirier n'a pas hésité à devenir lui aussi pompier.
Lorsqu'il arrive sur les lieux d'un incendie, il ne craint pas pour sa vie. « Tu n'y penses pas, tu fais ta job », raconte-t-il.
L'ultime sacrifice
Ils étaient près de 200 pompiers d'Ottawa, hier, pour rendre hommage à ceux qui ont laissé leur vie pour sauver celle des autres.
Ils ont marché sur la rue Elgin, à partir de la rue McLeod, pour se rendre jusqu'au terrain de l'hôtel de ville, où se trouve le Monument commémoratif des pompiers d'Ottawa.
Le maire d'Ottawa, Jim Watson, a tenu à souligner l'importance des pompiers dans la communauté.
« La lutte contre le feu est une profession vraiment noble, et les hommes et femmes qui desservent notre collectivité sont extrêmement courageux », a-t-il mentionné.