À l'instar de 23 jeunes femmes, cette étudiante en assistance en ergothérapie à La Cité collégiale participe jusqu'à vendredi à la troisième édition du camp des Femmes pompières en formation (FPEF) offert par la Ville d'Ottawa. Ce stage d'une semaine a pour but d'encourager les femmes à envisager le métier de pompières à l'heure où le Service des incendies de la Ville d'Ottawa compte 27 pompières et... plus de 900 pompiers!
«Nous avons peu de modèles et plusieurs femmes croient qu'il est impossible pour elles de devenir pompières. Le camp se veut un outil d'informations pour leur apprendre les bases du métier, mais aussi et surtout pour leur montrer qu'il s'agit d'une option possible», explique Louise Hine-Schmidt, pompière à la Ville d'Ottawa depuis 13 ans.
Objectif: «faire sa place»
Marie-Aude Grandmaître croit pour sa part que les femmes trouvent de plus en plus leur place au sein des casernes, mais admet qu'elles sont encore sous-représentées et qu'elles doivent «faire leur place». Elle envisage le métier de pompière comme deuxième carrière et dit avoir été inspirée par une pompière volontaire de son entourage.
«Il s'agit d'un métier qui correspond à ce que j'aime faire. Il y a beaucoup de travail d'équipe et beaucoup de travail physique. Ça me plaît énormément», raconte la jeune femme, enthousiaste.
À sa deuxième journée au camp FPEF, Mme?Grandmaître s'apprêtait à apprendre à monter et à descendre convenablement une échelle en plus de bien manier celle-ci, le tout sous l'oeil vigilant des 15 pompiers et pompières formateurs de la Ville d'Ottawa. Plus tard dans l'après-midi, elle devait participer à des exercices de simulation pendant lesquels elle devrait sauver un bébé d'une maison en flammes.
«C'est motivant et c'est inspirant de voir qu'il y a des femmes qui pratiquent ce métier. Elles semblent vraiment passionnées par leur travail», mentionne Marie-Aude Grandmaître.
Plus de détails dans LeDroit du 15 août 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca