Mauvaise nouvelle pour les agriculteurs et la facture d'épicerie

Le temps sec est là pour rester

La région de la capitale vivra des températures... (Simon Séguin-Bertrand)

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La région de la capitale vivra des températures au-dessus des normales accompagnées de peu de précipitations jusqu'à la mi-août.

Simon Séguin-Bertrand

Guillaume St-Pierre

Guillaume St-Pierre
Le Droit

L'épisode de sécheresse qui frappe la région depuis le début de l'été est là pour rester. Environnement Canada prévoit encore « plusieurs semaines » de températures au-dessus des normales saisonnières accompagnées de précipitations sous la moyenne.

Les revendeurs de climatiseurs et les parcs aquatiques continueront donc de faire des affaires d'or. Mais les agriculteurs de la région, eux, ont de quoi s'inquiéter, et les consommateurs aussi, selon un professeur au département de géographie de l'Université d'Ottawa, Robert McLeman.

« Ça cause beaucoup de problèmes avec les cultures de soya et de maïs, commente M. McLeman. S'il ne pleut pas dans les prochains jours, on va perdre des cultures cet automne. »

Les États-Unis sont aussi gravement touchés par la sécheresse. Environ 70 % des terres arables au sud de la frontière sont menacées par le manque de précipitation. Si la tendance se maintient sur le continent, le prix des aliments pourrait bien grimper d'un bond à l'automne, et cet hiver.

« On peut anticiper des prix de nourritures plus élevés, pas seulement pour les légumes, mais aussi pour la viande et les oeufs, prévient le professeur. Parce qu'on utilise beaucoup le maïs pour l'élevage. »

Le réchauffement climatique lié à l'activité humaine pourrait expliquer en partie les températures anormales, selon l'expert. « C'est difficile de dire si c'est causé par les changements climatiques, mais les effets sont semblables à ceux que l'on pourrait anticiper », estime-t-il.

Les modèles météorologiques d'Environnement Canada laissent prévoir que l'épisode de sécheresse se poursuivra jusqu'à la mi-août.

Plages et noyades

C'est donc dire que les plages de la région seront hautement sollicitées pour encore une bonne partie de l'été.

Heureusement pour les baigneurs à la recherche d'un peu de fraîcheur, la qualité de l'eau sur les différents plans d'eau de la région est au rendez-vous, ce qui n'a pas toujours été le cas dans les dernières années, surtout sur la rive ontarienne.

L'an dernier, les plages d'Ottawa ont cumulé 84 avis de baignade interdite. Cette année, de tels avis n'ont été émis qu'une poignée de fois. La plage de l'île Petrie est la seule de la région actuellement frappée d'un avis d'interdiction de baignade.

Plus de détails dans l'édition du 20 juillet ou sur ledroitsurmonordi.ca

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