Une « hausse drastique », confirme la police, qui fait craindre le pire à plusieurs Gatinois. Surtout que les voleurs semblent de plus en plus téméraires.
« Je me suis réveillé vers 3 h. Je dormais (à l'étage). Mais je ne crois pas qu'ils avaient quitté depuis longtemps. La porte patio était entrouverte. Ils ont tout vidé (au rez-de-chaussée) », explique l'une des plus récentes victimes, qui a requis l'anonymat.
En quelques minutes, les voleurs se sont emparés de sa télé, de son ordinateur, de sa console de jeu X-Box, de ses lunettes de soleil Oakley et d'argent comptant.
« J'étais tellement nerveux. J'étais paniqué. Je me promenais dans la maison avec un couteau de cuisine en attendant les policiers », poursuit-il.
Depuis deux nuits, il dort les lumières allumées. « Je ne me sens plus chez nous », dit-il.
Seule bonne nouvelle depuis le début de la semaine : il a récupéré son téléviseur. « Ils l'avaient laissé dans un fossé, derrière ma résidence. Probablement pour venir le chercher plus tard. »
Ce Gatinois est cependant loin d'être le seul à vivre pareille situation. Au cours des dernières semaines, les introductions par effraction se multiplient dans plusieurs quartiers.
« On en a eu beaucoup dans les secteurs Aylmer et Buckingham au début de l'été. Mais entre le 12 et le 16 juillet, le Plateau et le boulevard de la Cité-des-Jeunes, dans le secteur Hull, ont été touchés », indique le porte-parole de la police de Gatineau, Pierre Lanthier.
La chaleur à blâmer
La police reçoit habituellement entre 20 et 30 appels pour des vols chaque semaine. Depuis peu, c'est plutôt entre 70 et 80 vols qui sont répertoriés sur une base hebdomadaire. Devant le nombre imposant d'appels, la police est convaincue d'avoir affaire à plusieurs réseaux. Elle trace d'ailleurs un parallèle avec l'actuelle vague de chaleur.
« On comprend que la chaleur est souvent insupportable et que les gens décident d'ouvrir les fenêtres et la porte patio. Mais les voleurs ne sont pas fous. Leur modus operandi, dernièrement, est toujours le même. C'est facile de s'infiltrer par la cour », ajoute M. Lanthier.
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