La Couronne demande six mois dans la communauté

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Devant les ruines du pont couvert incendié, le... (Martin Roy, LeDroit)

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Devant les ruines du pont couvert incendié, le conseiller du quartier Cheval-Blanc, Yvon Boucher, ne trouvait pas de mots assez forts pour exprimer son désespoir.

Martin Roy, LeDroit

Louis-Denis Ebacher
Le Droit

La Couronne demande une peine de six mois de garde à purger dans la communauté pour l'adolescent qui a allumé l'incendie du pont couvert Brabant-Philipe, le 31 décembre dernier.

Le jeune était d'âge mineur lorsqu'il a amené sa bande au pont couvert surplombant la rivière La Blanche, dans l'est de Gatineau. Selon la Couronne, l'accusé a installé des pancartes sous le pont pour y former un «tipi» et allumer un feu, ce qui a eu pour effet de faire monter les flammes jusqu'à la structure construite par des bénévoles en 2007. Le pont a été complètement détruit.

Le conseiller municipal Yvon Boucher a témoigné avec émotion devant la Chambre de la jeunesse, jeudi. Il est revenu sur l'onde de choc qui s'est répandue dans son quartier lorsque le pont est parti en fumée. «Les commanditaires et le travail de tous les bénévoles, ça donne un pont qui vaut 1,1 million $. Mais ce que nous avons payé, dans les faits, est environ 300 000 $. Tout cela est parti et il faut recommencer...»

Pour la procureure de la Couronne, Christine Lafrance, le message doit être clair. Il faut qu'un tel sinistre ne se reproduise jamais et que le jeune paie pour sa faute. «Le degré d'implication du jeune est élevé, a-t-elle dit hier. C'était son idée. Il a vu de grosses flammes en se retournant, lorsqu'il quittait, et n'a pas appelé le 9-1-1.»

Garde «différée»

Le ministère public suggère six mois de «garde différée», ce qui équivaut à une peine d'emprisonnement dans la communauté pour les adultes, ainsi que douze mois de surveillance supplémentaires au terme de sa peine.

L'avocate de la défense, Lizette Gauvreau, n'a pas demandé de garde officielle mais bien une «probation intensive» de six mois, suivie d'une surveillance de douze mois. «Mon client n'a pas l'esprit d'un délinquant. C'est un acte isolé. La détention, en soi, doit être une exception. Il a plaidé coupable. Ses parents, d'abord très fâchés, l'aident beaucoup aujourd'hui.»

Plus de détails dans LeDroit du 22 juin ou sur ledroitsurmonordi.ca

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