Le prof de l'UQO arrêté reçoit des appuis

À leur tour, les sympathisants du professeur de l'Université du Québec  en... (Archives, LeDroit)

Agrandir

Archives, LeDroit

À leur tour, les sympathisants du professeur de l'Université du Québec en Outaouais (UQO) arrêté lors de la manifestation étudiante du 17 avril, Thibault Martin, accusent les policiers d'entrave à son travail.

M. Martin, un professeur de sociologie, est sorti menotté du pavillon Alexandre-Taché pendant cette manifestation étudiante contre la hausse des frais de scolarité. Seuls les employés et étudiants présentant leur carte et qui ne portaient pas de carré rouge avaient accès au paillon pour assister à leurs cours.

Une injonction de la Cour supérieure obligeait alors l'UQO à dispenser les cours, et les étudiants en grève, à ne pas bloquer l'accès à ceux qui voulaient y assister. Thibault Martin a été arrêté alors qu'il voulait accéder à son bureau pour préparer son cours. La police de Gatineau l'a arrêté pour entrave au travail des policiers.

Selon le Syndicat des professeurs de l'UQO, Thibault Martin a été arrêté «pour avoir fait usage de sa liberté de penser et de sa liberté politique», une première en Amérique du Nord, selon l'organisation.

La présidente du syndicat, Louise Briand, a pris la parole devant le palais de justice de Gatineau, lundi, où devait comparaître M. Martin. «Jean Vaillancourt (le recteur de l'UQO), en voulant sauver l'immeuble, a rompu une tradition médiévale, à savoir: ne pas laisser la police franchir le seuil des églises et universités dans les régimes non-totalitaires.»

Paul Leduc Brown, directeur du département des sciences sociales à l'UQO, se demande ce que faisaient les policiers dans son département, le 17 avril. «Ironiquement, ce sont les policiers qui faisaient entrave à son travail alors qu'il se rendait à son bureau.»

M. Martin n'a pas parlé directement aux médias, lundi. Son avocat, Martin Arseneault, a expliqué que la Couronne n'était pas prête à procéder dans le dossier. Bien que la police ait déposé une accusation, le nom de Thibault Martin n'apparaissait pas sur le rôle de la cour, lundi.

Me Arseneault a affirmé que le bureau du directeur des poursuites criminelles et pénales l'informerait des prochains développements.

Des étudiants, dont une qui se réclame des «carrés verts» prônant de la hausse des frais de scolarité, ont élevé leurs voix en faveur de M. Martin, lors du même point de presse.

Plus de détails à venir.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer