Ces sous-traitants du crime organisé veulent obtenir de l'argent facilement. «Les profits sont énormes, mais les risques le sont aussi», explique Ronald McInnis, de la Sûreté du Québec.
Les produits chimiques utilisés comme engrais et l'humidité omniprésente sont à la source de sérieux problèmes de santé et détruisent la structure des maisons de l'intérieur.
«Des gens cultivent en n'utilisant pas de gants ni de masque, poursuit le porte-parole de la SQ. Ils tombent malades.» Même des policiers qui démantelaient de telles serres ont déjà souffert de maux de têtes et de vomissements, forçant leur transport à l'hôpital. «Ces engrais sont très toxiques.»
Électricité volée
Par ailleurs, le porte-parole de la police de la MRC des Collines, Martin Fournel, a observé plusieurs maisons où l'alimentation en électricité a été doublée, afin de voler de l'énergie à Hydro-Québec. Les serres sont extrêmement énergivores et l'installation d'un réseau d'alimentation parallèle sert à diminuer les doutes chez Hydro-Québec, qui ne voit qu'un seul client «régulier», sans constater la consommation effrénée de la serre. «Pour faire ce genre de modifications, explique l'agent Fournel, il faut des électriciens sans scrupule. Ce n'est pas tout le monde qui est habilité à travailler avec des fils transportant autant d'électricité.»
Les risques d'incendie s'ajoutent aux dangers de la culture en serre sur le marché noir. De nombreuses serres sont aménagées par des connaisseurs utilisant des filtres au charbon dans des pièces bien isolées à pellicule synthétique.
Toutes nos nouvelles sur ledroitsurmonordi.ca