Son décès a été constaté vers 21 h mercredi. La Sûreté du Québec, qui a confirmé le décès hier matin, poursuit son enquête pour éclaircir les circonstances entourant cette mort.
Après le drame familial du 22 octobre, Kathrine Dufresne a été transférée pour évaluation à l'institut psychiatrique Philippe-Pinel, à Montréal, avant d'être déclarée apte à subir un procès, cette semaine.
Le bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales sera à la disposition de la famille Dufresne-Fitzpatrick lorsque les procédures seront officiellement retirées devant la cour. « Si la famille veut des réponses, nous pourrons lui en fournir », explique le procureur en chef pour l'ouest du Québec, Me Martin Côté.
Toutefois, la Couronne ne divulguera pas sa preuve intégrale au public et à la famille, une preuve qui n'a de toute façon jamais été présentée devant le tribunal.
Village en deuil
Le village de Chelsea, qui compte 7 000 âmes, vit un double deuil. Le drame de mercredi s'ajoute à la douleur ressentie depuis cet automne dans la communauté, mentionne la mairesse de l'endroit, Caryl Green. « Ça touche tous les résidents. On envoie toutes nos sympathies à la famille. Ce drame a touché beaucoup de monde, dont les écoles que la petite Sophie fréquentait. À Chelsea, on s'entraide, on se connaît, mais c'est quelque chose que la famille veut vivre en privé. »
Ce suicide est le deuxième à survenir cette semaine dans une prison du Québec, après celui de Paul Laplante, accusé du meurtre de sa conjointe Diane Grégoire, à St-Bruno. M. Laplante s'est enlevé la vie dans sa cellule du centre de détention de Rivière-des-Prairies, le 9 janvier, deux jours avant Mme Dufresne.
Plus de détails à venir dans LeDroit du 13 janvier ou sur ledroitsurmonordi.ca