Vers 22 h 30, Mathieu Lemay se prépare tranquillement à sortir pour une petite soirée entre amis, lorsqu'il entend une engueulade par la fenêtre de sa maison de la rue de la Baie,
Rapidement, le ton monte. Puis, toujours par la fenêtre, le jeune homme de 24 ans, adepte d'arts martiaux, aperçoit deux hommes et une femme, tous âgés d'une quarantaine d'années, disparaître dans l'ombre derrière l'immeuble voisin.
Quelques secondes plus tard, il entend de la vitre voler en éclat. Et un cri. « Un cri de mort », dit-il.
« J'en ai encore des frissons dans le dos lorsque j'en parle, raconte-t-il. Lorsque j'ai entendu la porte céder, le jeune homme à l'intérieur criait 'À l'aide, à l'aide, appelez la police !' C'était un hurlement viscéral. »
Son colocataire ayant déjà alerté les policiers, le solide gaillard fait ni une ni deux et se précipite chez son voisin, armé... d'une lampe de poche.
« Quand j'ai mis les pieds dehors, je les entendais battre le jeune homme à l'intérieur avec les bâtons. Il pleurait et criait. Alors, je suis allé dans l'entrée pour pointer la lumière à l'intérieur du logement et je leur ai dit d'arrêter. »
Les trois présumés malfaiteurs ont bien entendu l'ordre du jeune ambulancier, cessant de tabasser leur victime. Mais c'était pour mieux diriger leur attention sur M. Lemay.
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