Un appui et quelques bémols

Le président de L'AFO, Carol Jolin, était accompagné... (Simon Séguin-Bertrand, Le Droit)

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Le président de L'AFO, Carol Jolin, était accompagné de ses collègues de la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne et du Regroupement étudiant franco-ontarien.

Simon Séguin-Bertrand, Le Droit

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Après l'avoir lu et analysé sous tous ses angles depuis son dévoilement il y a dix jours, l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO), la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO) et le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) accordent leur appui « conditionnel » au rapport du Conseil de planification pour une université de langue française.

Les trois organismes, qui avaient d'abord réagi somme toute positivement la semaine dernière, ont tenu un point de presse commun mercredi pour annoncer leurs couleurs, en plus d'avoir transmis une lettre à la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle, Deborah Matthews, et à la ministre aux Affaires francophones, Marie-France Lalonde, pour leur faire part de leur position et de leurs inquiétudes.

Soulignant d'emblée qu'il y a plusieurs éléments intéressants dans le rapport de 120 pages préparé par l'ex-commissaire aux langues officielles Dyane Adam, ils avaient plusieurs réflexions à partager. Les trois organisations sont cependant unanimes sur une chose : certaines lacunes devront être comblées par le comité de mise en oeuvre. Autrement, ils pourraient carrément retirer leur appui au projet. 

L'AFO, la FESFO et le RÉFO, qui exigent par ailleurs d'être inclus dans le comité de mise en oeuvre, rappellent que la gouvernance « par et pour » à l'ensemble de la province devra être au coeur du mandat de l'institution qui pourrait accueillir 350 étudiants à sa première rentrée en 2020. Surtout, ils rappellent qu'un établissement « digne de ce nom » devra nécessairement avoir l'exclusivité des programmes universitaires dans la langue de Molière à Toronto pour assurer sa viabilité à long terme. 

« Quand La Cité (à Ottawa) a ouvert ses portes, il y a eu rapatriement des programmes en français. Le Collège Algonquin n'a pas continué à offrir des cours en français. Il sera important d'aller dans la même voie à Toronto. [...] On souhaite aussi avoir des clarifications au sujet de l'affiliation, du mentorat avec les autres universités », de dire le président de l'AFO, Carol Jolin. 

Pour sa part, la coprésidente du RÉFO, Josée Joliat, a indiqué que l'une des problématiques actuelles est que les universités bilingues de la province n'offrent souvent pas l'ensemble des cours en français du début à la fin pour une simple question de rentabilité, une pratique déplorable, à son avis. On tient pour acquis que les étudiants francophones sont bilingues, dit-elle.

Le choix de la Ville reine a été remis en question par certains, dont le professeur à l'école d'études politiques à l'Université d'Ottawa, François Charbonneau. Ce dernier a mentionné dans une lettre ouverte publiée dans les pages du Droit il y a quelques jours « qu'on va créer l'université franco-ontarienne là où elle a le moins de chance de réussir et là où elle répondra à des besoins qui restent, pour l'instant, théoriques. » Les trois organismes gardent tout de même le cap en rappelant que le Centre-Sud-Ouest est le territoire visé depuis le tout début et que le poids démographique des francophones dans la métropole ontarienne est en hausse constante. 

M. Jolin affirme que Toronto est l'endroit tout désigné pour établir l'institution puisqu'il s'agit de la capitale économique et qu'il y a une grande demande des employeurs pour de la main-d'oeuvre bilingue.




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