Université franco-ontarienne : de « grandes » nouvelles bientôt

La première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, et... (Archives, La Presse Canadienne)

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La première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, et la ministre des Affaires francophones de l'Ontario, Marie-France Lalonde

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Le projet d'université franco-ontarienne s'apprête visiblement à franchir une étape cruciale, et ce pas plus tard que la semaine prochaine.

Près de deux mois après le dépôt du rapport du comité de planification présidé par l'ex-commissaire fédérale aux langues officielles Dyane Adam, les ministres des Affaires francophones Marie-France Lalonde et de l'Enseignement supérieur Deb Matthews ont simultanément gazouillé sur Twitter mardi le même message. « Nous aurons de grandes nouvelles à vous annoncer la semaine prochaine au sujet des études postsecondaires de langue française ! À suivre #onfr », ont-elles écrit. 

La création d'une université franco-ontarienne est réclamée depuis quelques années par plusieurs organismes dont l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO), le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) et la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO).

Selon le coprésident du RÉFO, Jocelyn Leblanc, même si le mystère le plus total plane sur la nature exacte de l'annonce du gouvernement libéral de Kathleen Wynne, le vocabulaire et les qualificatifs employés par les deux élues sur les médias sociaux permettent de rester très optimiste pour la suite des choses. 

« C'est encourageant de voir ça, considérant que les politiciens ne veulent habituellement pas trop en dire, sont plus conservateurs dans leurs propos. J'ai moi-même parlé avec Mme Lalonde la semaine dernière, qui m'a dit que la première ministre parlait de l'annonce comme d'une journée historique. Ça nous donne pas mal d'espoir, mais on essaie de ne pas trop s'emballer afin de ne pas être déçus », affirme-t-il. 

Difficile de spéculer sur ces « grandes nouvelles », dit-il, mais le RÉFO ne cache pas qu'il souhaite qu'à tout le moins les conclusions du rapport soient rendues publiques. 

« Chose certaine, on sait ce qu'on ne veut pas. Il ne faut pas que ce soit un pétard mouillé ou des concessions symboliques. C'est bien, mais ça ne nous apporte pas beaucoup », de dire M. Leblanc, ajoutant que même si une telle annonce peut avoir une saveur électorale aux yeux de certains, l'objectif ultime est d'assurer la pérennité d'une culture franco-ontarienne forte et vivante. 

Il rappelle que l'institution devra idéalement desservir, tel que réclamé depuis longtemps, le centre ou le sud-ouest de la province, où les besoins sont les plus criants. Dans la région de Toronto, trois élèves francophones sur quatre sont contraints de se tourner vers des études postsecondaires dans la langue de Shakespeare en raison du manque flagrant de programmes en français, précise M. Leblanc. Le tiers de la population franco-ontarienne habite dans ce secteur de la province et si la croissance se poursuit au même rythme, on frôlera les 50 % d'ici quelques années, avance-t-il. 

De passage dans les bureaux du Droit pour une entrevue éditoriale en juin dernier, la première ministre Wynne s'était montrée ouverte au projet tout en réaffirmant qu'il était difficile de dire quelle forme il prendrait concrètement.

« Est-ce que ce sera un édifice qui sera construit ou une collaboration entre des institutions déjà existantes ? Je ne peux pas le dire. [...] La question est compliquée, car en Ontario, avec notre grande superficie, nous avons toujours la question des coûts »

Contactée par Le Droit, l'attachée de presse de Mme Lalonde, Sabine Raboteur, a indiqué que la ministre n'émettrait pas de commentaires sur ce dossier avant l'annonce prévue dans quelques jours.




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