Une nouvelle route touristique «francophone» en Ontario

La ministre des Affaires francophones de l'Ontario, Marie-France... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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La ministre des Affaires francophones de l'Ontario, Marie-France Lalonde, observe le parcours de la Route Champlain en compagnie du vice-président du RDÉE, Denis Laframboise.

Patrick Woodbury, Le Droit

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Dans le but de « réveiller l'explorateur en vous », comme le dit le slogan, l'Ontario a dévoilé mercredi la Route Champlain, un tout nouveau circuit touristique mettant en valeur la culture et le patrimoine francophone et qui s'étendra sur 1500 km de Hawkesbury à Parry Sound en passant par Hawkesbury, Ottawa, Pembroke, et North Bay.

La Route Champlain, nommée ainsi car elle permettra aux voyageurs de sillonner quasi le même trajet emprunté par l'explorateur Samuel de Champlain il y a plus de 400 ans, verra le jour à l'été 2018, plusieurs aspects du projet devant être finalisés d'ici là. Le circuit, décrit comme « un voyage dans le temps et une aventure 100 % nature », traversera 19 collectivités francophones et francophiles situées le long de la rivière des Outaouais, de la baie Georgienne et du lac Ontario, entre autres. 

Le projet, qui aura nécessité deux ans et demi de planification et dans lequel le gouvernement provincial a injecté près de 700 000 $, a été développé par le Réseau de développement économique et d'employabilité (RDÉE) Ontario. Plusieurs emplois pourront être créés grâce à la commercialisation de cette route, estime l'Ontario. 

La ministre déléguée aux Affaires francophones, Marie-France Lalonde, a salué cette annonce, rappelant que son gouvernement considère le tourisme francophone comme « un élément essentiel de la stratégie de développement économique ». 

« On ne veut pas compétitionner contre un marché [touristique] qui existe, mais peut-être que par défaut, on oublie souvent qu'on parle français en Ontario », a-t-elle lancé.

Le RDÉE Ontario ne cache pas qu'il s'agit d'une occasion unique de séduire les touristes qui s'expriment dans la langue de Molière.

« On sait que pour les marchés du Québec, de la France et de l'Europe, tous ces gens-là recherchent des produits dans leur propre langue. La francophonie en soi est riche en marché cible. Il fallait vraiment les alimenter et s'assurer qu'ils avaient un produit bilingue, offert dans les deux langues officielles. [...] Le tourisme en soi est en augmentation. Les touristes québécois, par exemple, demeurent au Canada, dû à la faiblesse du dollar. Les gens veulent voir ce qui se passe dans leur propre pays, on le voit dans l'engouement, alors on doit s'assurer de leur offrir une expérience de qualité pour qu'ils soient satisfaits en retournant chez eux », affirme Martin Lacelle, directeur du développement économique au RDÉE.

L'organisme promet de jouer un rôle de chien de garde afin de s'assurer que les attraits touristiques sélectionnés seront en mesure d'offrir un service en français aux visiteurs. 

Sept régions touristiques ont été identifiées sur le parcours et chacune d'entre elles offrira des produits distincts. 

On en dénombre jusqu'à présent une trentaine, dont la Fromagerie coopérative Saint-Albert, le Musée canadien de l'histoire, le parc provincial Sandbanks, le Musée canadien du canot, Leisure Farms, le Sanctuaire des martyrs, RiverRun Rafting et Island Queen Cruise. D'autres attraits s'ajouteront à la liste dans les phases subséquentes du projet, dit-on.




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