Places en garderie : la FCFA réclame des «clauses linguistiques musclées»

Des places en services de garde francophones doivent... (Etienne Ranger, Archives Le Droit)

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Des places en services de garde francophones doivent être incluses dans le plan de transfert aux provinces de 7,5 milliards $ du gouvernement libéral, dit la FCFA.

Etienne Ranger, Archives Le Droit

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Paul Gaboury
Le Droit

À la suite de l'annonce faite lundi par Ottawa pour le transfert vers les provinces d'une somme de 7,5 milliards $ sur 11 ans pour les services de garde de jeunes enfants, la Fédération des communautés francophones et acadiennes (FCFA) réclame des « clauses linguistiques musclées » et des « mesures concrètes et ciblées » pour la petite enfance en français.

L'entente inclut une mention de l'importance des besoins particuliers des communautés francophones et anglophones minoritaires, mais ne précise pas quelles mesures seront prises concrètement, déplore Jean Johnson, le nouveau président de la FCFA, dans un communiqué.

« Ce qu'on comprend, c'est que ça va se négocier dans les ententes bilatérales avec chaque province, d'où l'importance d'assurer que les clauses linguistiques dans ces ententes soient musclées et incluent des mesures ciblées qui garantissent des retombées pour nos communautés, où les besoins en matière de services à la petite enfance en français sont souvent criants », souligne M. Johnson.

Dans un rapport sur la petite enfance déposé l'automne dernier, l'ex-commissaire aux langues officielles Graham Fraser avait recommandé au gouvernement fédéral d'intégrer une composante francophone dans son cadre national pour l'apprentissage et la garde des jeunes enfants, un enjeu fondamental pour la francophonie, rappelle M. Johnson.

« Quand un parent ne peut plus attendre une place en français pour son enfant et l'inscrit à un service de garde en anglais, les chances sont grandes que la suite du parcours scolaire va se faire dans cette langue. Les impacts sur la vitalité de nos communautés peuvent être désastreux » a indiqué M. Johnson. 

La FCFA trouve aussi regrettable que ni la Commission nationale des parents francophones ni la Fédération nationale des conseils scolaires francophones n'aient été invitées à l'annonce faite par Ottawa.




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