Élections provinciales: l'AFO veut un débat des chefs en français

Carol Jolin, président de l'AFO, estime que les... (Étienne Ranger, archives Le Droit)

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Carol Jolin, président de l'AFO, estime que les francophones de l'Ontario ont le droit de voir les chefs débattre en français.

Étienne Ranger, archives Le Droit

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L'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO) ne perd pas de temps et étale sur la place publique sa liste d'épicerie pour les différents partis politiques, à un an jour pour jour des prochaines élections provinciales.

La première demande déposée sur la table : l'organisation du premier débat des chefs en français de l'histoire de la province.

« Avec la présence de deux chefs de partis s'exprimant couramment en français (la première ministre libérale Kathleen Wynne et le chef progressiste-conservateur Patrick Brown), les astres n'ont jamais été aussi bien alignés pour procéder à un tel exercice démocratique. Les électeurs francophones ont le droit de voir les chefs débattre des enjeux de la province et de la francophonie en français », a lancé le président de l'organisme, Carol Jolin. 

Seule la chef du Nouveau Parti démocratique de l'Ontario, Andrea Horwath, ne s'exprime pas dans la langue de Molière. Conscient que ce sera un défi pour elle, M. Jolin précise cependant qu'elle a 11 mois pour se préparer.

« Si les candidats à la chefferie du Parti conservateur au fédéral ont pu le faire en pas mal moins de temps que ça, avec les débats en français au Québec, je crois qu'il y a des possibilités que ça se réalise », affirme-t-il.

Se disant convaincue que le vote des électeurs franco-ontariens pèsera lourd dans la balance dans certaines circonscriptions lors du scrutin prévu le 7 juin 2018, l'AFO estime que les 365 prochains jours seront « une occasion en or pour les partis politiques de partager leurs idées sur les enjeux francophones », souhaitant que des engagements clairs soient pris à leur endroit. 

L'AFO prévoit une fois de plus distribuer des questionnaires aux partis politiques quelques semaines avant que les électeurs ne se rendent aux urnes, pour ensuite en dévoiler publiquement les réponses. 

Indiquant qu'il est temps d'avoir un leadership solide et de cesser de faire de petits pas à la fois, l'organisme souhaite entre autres que les dossiers de la création d'une université franco-ontarienne et de l'offre active de services de santé en français soient priorisés.

Un bilan «timide»

Carol Jolin ne s'est d'ailleurs pas gêné pour qualifier de « timide » le bilan de la première ministre Kathleen Wynne en matière de services en français, même s'il avoue que certains progrès ont été faits (par exemple les excuses officielles liées au Règlement XVII et l'érection d'un monument de la Francophonie à Queen's Park)). Selon lui, il y a malheureusement eu « beaucoup d'études mais peu d'action » dans maints dossiers, dont la refonte de la santé et les cibles fixées pour l'immigration francophone. 

Même s'il a tenu à souligner que le chef de l'opposition officielle Patrick Brown avait fait des efforts notables pour rétablir les canaux de communication avec les francophones, M. Jolin ne lui a pas lancé de fleurs non plus, l'invitant à prendre dès maintenant des engagements clairs et structurants. Il a tenu un discours semblable au sujet de Mme Horwath.




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