Université franco: beaucoup d'attentes

Sur la photo, on retrouve Josée Joliat, Kelia... (Courtoisie)

Agrandir

Sur la photo, on retrouve Josée Joliat, Kelia Wane, Pablo Mhanna, Camille Sigouin, Peter Hominuk, Carol Jolin, Ali Boussi, Koubra Hagar, Alain Dupuis, Steven Ogden, Yacouba Condé et Bryan Michaud.

Courtoisie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Le Droit

La communauté francophone de l'Ontario a de grandes attentes envers le rapport du Conseil de planification pour une université de langue française. Ce document contiendra des recommandations en ce qui a trait aux programmes offerts à la future université, ainsi qu'à son financement et son emplacement.

Réunis depuis mardi à l'Assemblée législative de l'Ontario pour rencontrer des élus et des membres du Conseil de planification, l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO), le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) et la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO) ont fait part de leurs recommandations par rapport à l'université.

Même si le gouvernement ne s'engage en rien pour l'instant, les organismes se disent « satisfaits de l'ouverture démontrée par Mme Adam [présidente du Conseil de planification] », et ravis que leurs demandes aient été bien reçues par les trois partis politiques au cours des deux journées de lobbying à Queen's Park.

« Il va y avoir une université franco-ontarienne. La question n'est pas là. Maintenant, c'est à savoir quand est-ce que tout cela va se mettre en branle », explique le président de l'AFO, Carol Jolin.

Les trois partenaires demandent notamment le déclenchement immédiat de la procédure pour l'ouverture d'un premier campus à Toronto, la création d'un fonds de démarrage pour financer la mise sur pied de l'institution et une indépendance complète de l'université.

« Nous n'accepterons pas de demi-mesures », souligne d'ailleurs le coprésident du RÉFO, Yacouba Condé.

Dans un avenir rapproché

Les organisations franco-ontariennes espèrent que les premiers cours de l'université soient offerts dès septembre 2019.

« En 2001, le gouvernement de l'Ontario avait été capable de mettre sur pied la University of Ontario Institute of Technology à Oshawa en 27 mois, précise M. Condé. Nous nous attendons à un délai semblable pour l'université de langue française. »

M. Jolin craint toutefois que les prochaines élections provinciales de l'Ontario, prévues en 2018, occasionnent des délais supplémentaires.

« On veut aller de l'avant dans le dossier le plus possible avant les élections, pour débuter le processus rapidement », explique-t-il.

Mais les trois partenaires demeurent positifs puisque, selon eux, les trois partis politiques de l'Ontario sont convaincus de la nécessité d'une université de langue française dans la province, et veulent aller de l'avant avec le projet.

« La jeunesse franco-ontarienne attend que l'on agisse depuis déjà des années, ajoute le vice-président de la FESFO, Pablo Mhanna-Sandoval. Il est bien plus que temps de passer la parole aux actes et de fonder l'université de classe mondiale que la francophonie ontarienne mérite. »

Le rapport Adam doit être rendu à la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle, Deborah Matthews, d'ici la fin du mois de juin.

Marika Bellavance, collaboration spéciale




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer