Ordre de la Pléiade: Madeleine Meilleur et Marcel Gibeault honorés

Marcel Gibeault d'Orléans, Sylvie, A. Landry de Pickering,... (Courtoisie)

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Marcel Gibeault d'Orléans, Sylvie, A. Landry de Pickering, l'ancienne ministre Madeleine Meilleur, la lieutenante-gouverneure de l'Ontario Elizabeth Dowdeswell, Joanne Gervais (qui acceptait le prix pour son frère Gaétan), Gérard Mal de Windsor et Thierry Lasserre de Toronto.

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L'ancienne députée et ministre des Affaires francophones de l'Ontario Madeleine Meilleur et un retraité de la fonction publique fédérale activement impliqué dans la défense de la francophonie dans le secteur Orléans, Marcel Gibeault, ont été décorés de l'insigne de l'Ordre de la Pléiade, lundi, lors d'une cérémonie à Queen's Park.

Comme quatre autres personnalités, les deux représentants de la capitale nationale se sont vus remettre la prestigieuse médaille par la lieutenante-gouverneure de l'Ontario, Elizabeth Dowdeswell, et la députée néo-démocrate et présidente de la section ontarienne de l'Assemblée parlementaire de la francophonie (APF), France Gélinas, pour leur contribution à l'épanouissement de la langue de Molière en sol ontarien.

Mme Meilleur, qui a mis un terme à sa carrière politique en juin dernier, a reçu le titre de Commandeur de l'Ordre de Pléiade. 

La principale intéressée avoue être flattée de recevoir un tel hommage, se retrouvant du même coup de l'autre côté de la scène. « C'est sûr que ça fait toujours plaisir, on ne s'y attend pas. En tant que ministre, j'ai assisté à toutes les cérémonies des 12 dernières années, et chaque fois, on reconnaissait le travail de gens très méritants qui avaient fait beaucoup dans leur milieu francophone. Alors quand j'ai reçu la lettre et que j'ai su que c'était le recteur de l'Université d'Ottawa (Jacques Frémont) qui avait signé ma candidature, je me suis demandé pourquoi. Je ne m'y attendais pas. On fait toutes ces choses-là en francophonie non pas pour être reconnu. Ça faisait partie de mon travail », dit-elle. 

L'ex-élue croit que la Ville d'Ottawa finira par adopter un statut bilingue et soutient que la création du Commissariat aux services en français de l'Ontario, en 2007, est l'une de ses plus grandes fiertés. 

Lui aussi ardent défenseur de la francophonie, le résident du secteur Orléans Marcel Gibeault s'est quant à lui vu décerner le titre de Chevalier de l'Ordre de la Pléiade. 

Possédant un grand bagage de connaissances en administration, l'ex-cadre supérieur dans la fonction publique fédérale a été recruté dès sa retraite en 2005 par le Rendez-vous des aînés francophones d'Ottawa (RAFO), où il a oeuvré comme président de 2007 à 2011 et a eu pour mandat de préparer un plan d'affaires pour l'achat d'une propriété servant de centre de loisirs pour les retraités. « Je suis très fier de ce prix-là. Ça m'amène à réfléchir et me remémorer tout le bon temps pour la cause francophone. De mon point de vue, j'ai toujours cru fermement en la création d'institutions francophones qui auraient pignon sur rue à Orléans pour démontrer toute notre vitalité », a-t-il indiqué. 

M. Gibeault s'est aussi investi dans plusieurs causes pour faire briller le fait français, dont à titre de président de la Chambre de commerce d'Orléans et de membre du comité de financement du MIFO pour la construction du Centre culturel d'Orléans.

Les quatre autres récipiendaires de l'Ordre de la Pléiade sont Gaétan Gervais, de Sudbury, Sylvie A. Landry, de Pickering, Thierry Lasserre, de Toronto, ainsi que Gérard Mal, de Windsor.

Madeleine Meilleur, commissaire aux langues officielles ?

Alors que le choix du prochain commissaire aux langues officielles du Canada se fait toujours attendre, l'ex-procureure générale et ministre déléguée aux Affaires francophones de l'Ontario, Madeleine Meilleur, ne cache pas son intérêt pour le poste, même si elle refuse de dire si elle a été convoquée ou pas à des rencontres à ce sujet dans les derniers mois. «Je suis toujours intéressée, j'ai passé plus de 12 ans dans une province où une des deux langues officielles est en situation minoritaire. Ce serait mon souhait de faire profiter la communauté canadienne, autant francophone qu'anglophone, à la fois de mon expérience et de mon énergie. Mais la décision revient aux autorités fédérales», indique l'ancienne députée d'Ottawa-Vanier. Alors que la période de mises en candidatures pour ce poste est terminée depuis janvier, le gouvernement Trudeau n'a toujours pas nommé de successeur à Graham Fraser, qui a tiré sa révérence en décembre dernier. En attendant, c'est Ghislaine Saikaley qui occupe l'intérim pour une période maximale de six mois.




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