Un ralliement pour Ottawa bilingue

Le maire d'Ottawa, Jim Watson, en compagnie de... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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Le maire d'Ottawa, Jim Watson, en compagnie de l'ex-ministre Madeleine Meilleur, lors de son Rendez-vous francophone de vendredi matin.

Patrick Woodbury, Le Droit

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Le maire d'Ottawa n'a pas été chahuté à l'hôtel de ville, vendredi matin, durant son Rendez-vous francophone. L'enjeu du bilinguisme officiel, bien qu'il n'a pas été abordé durant l'événement, demeurait toutefois omniprésent.

Deux jours plus tôt au spectacle pour le 20e anniversaire du Ralliement SOS Montfort, des milliers de francophones avaient démontré de façon assez claire leur mécontentement en scandant « Ottawa bilingue ! » pendant le discours de Jim Watson. Vendredi matin, les francophones présents ont adopté une approche plus subtile, arborant plutôt un macaron aux couleurs d'« Ottawa bilingue ».

« Beaucoup de gens dans la salle portaient le macaron, afin de montrer que la francophonie, on est présent et qu'on appuie cette cause », explique la présidente de l'Association des communautés francophones d'Ottawa (ACFO), Ajà Besler.

La lutte s'apprête d'ailleurs à prendre une ampleur nouvelle. L'ACFO a annoncé qu'un grand ralliement est prévu le 20 avril prochain.

« Les gens cherchent depuis un bon moment à participer à une action, soutient le vice-président de l'ACFO, Alain Dupuis. On a vu, pour Montfort, une action spontanée. Les gens ont démontré leur insatisfaction face à la position du maire. C'est de continuer à pousser ça. On est en 2017 et l'année n'est pas terminée. On espère que les gens se mobilisent. »

Pour l'instant, les détails entourant l'événement restent à être précisés, mais Alain Dupuis indique qu'il y aura « une marche vers l'hôtel de ville en après-midi », ainsi qu'un rassemblement en soirée.

Le maire n'est pas ébranlé

Lorsque questionné sur les événements de mercredi soir, le maire d'Ottawa, Jim Watson, a indiqué clairement qu'il ne change pas d'avis sur la question du bilinguisme officiel.

« C'est la démocratie, la population a le droit d'appuyer ou pas la position des politiciens, soutient M. Watson. Pour moi, comme politicien, ce n'est pas un problème. Ça fait partie du travail. »

Jim Watson répète que la Ville d'Ottawa améliore continuellement la qualité des services en français depuis son élection en 2010.

« La grande majorité des francophones ont d'autres intérêts, ils appuient mes politiques sur les impôts, le transport en commun, la rivière des Outaouais. Il y a une raison pourquoi presque 80 % de la population pense que je fais du bon travail. Il y a beaucoup de francophones dans ce sondage. »

Le maire a également tenu des propos nouveaux pour étoffer son argumentaire dans ce dossier. Il a précisé que son opposition au projet de bilinguisme officiel repose également sur un principe d'indépendance de la Ville d'Ottawa face au gouvernement de l'Ontario.

« Nous sommes indépendants et ce n'est pas nécessaire pour nous autres de toujours taper à la porte de Queen's Park pour demander une loi. Nous avons le droit de passer une loi et le conseil a adopté une loi en 2001. »




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