Plainte d'Impératif français rejetée par le Commissariat aux langues officielles

«Le dossier est clos», selon le Commissariat aux... (Archives, La Presse canadienne)

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«Le dossier est clos», selon le Commissariat aux langues officielles. Justin Trudeau n'a pas utilisé des pratiques discriminatoires à l'égard des francophones.

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Paul Gaboury
Le Droit

Le Commissariat aux langues officielles (CLO) rejette la plainte déposée par le président d'Impératif français, Jean-Paul Perreault, qui souhaitait avoir des « excuses » du premier ministre Justin Trudeau et du gouvernement fédéral pour « ses pratiques discriminatoires » à l'égard des francophones du Québec et du pays remontant à plus de 150 ans.

Dans une lettre datée du 10 mars, dont Le Droit a obtenu copie, le Commissariat aux langues officielles confirme qu'il n'a pas l'intention de poursuivre l'enquête sur la plainte déposée par M. Perreault.

« Nous avons examiné en profondeur vos allégations et avons conclu qu'elles ne constituent pas des exemples précis pour être jugées recevables (...). J'estime donc que la commissaire aux langues officielles par intérim peut exercer sa discrétion (...) et refuser d'instruire votre plainte. (...) Nous considérons le dossier comme étant clos », écrit Tracy Ferne, directrice des enquêtes par intérim à la direction générale de l'assurance de la conformité au CLO.

« Une évidence évidente »

Pour le président d'Impératif français, la lettre du Commissariat est « un chef d'oeuvre de manipulation politicienne ».

« Le Commissaire aux langues officielles utilise la troisième langue officielle du gouvernement du Canada, la langue de bois, pour refuser de voir et d'entendre ce que tout le monde voit et entend depuis fort longtemps! Il ose traiter 'd'allégations' ce qui est d'une 'évidence évidente' pour tous.»

«Si le premier ministre Trudeau s'excuse de ne pas avoir parlé anglais au Québec, nous sommes donc sûrement en droit, mais encore plus, de recevoir, de sa part et de tous ceux en cause, des excuses publiques pour tous ses ministres... qui ne parlent pas en français», a ajouté M. Perreault. 

Pour corriger la situation, le président d'Impératif français demande au gouvernement l'élaboration d'un «plan de réparation historique», en rappelant «qu'être un pays membre de la Francophonie internationale, avec le français comme langue officielle et le Québec comme nation au sein du Canada, a ses obligations!»

M. Perreault avait déposé cette plainte à la suite de l'incident survenu à Sherbrooke, à la mi-janvier, lors d'un débat où le premier ministre Justin Trudeau avait répondu en français à une question qui lui avait été posée en anglais. Des plaintes avaient été déposées par des anglophones auprès du CLO à la suite de cet incident. Le premier ministre avait par la suite présenté ses excuses dans une lettre à la communauté anglophone du Québec. Il a fait de même auprès de francophones qui avaient aussi déposé des plaintes lors d'un débat où il avait répondu en anglais à une question posée en français lors d'un débat public organisé en Ontario. Ces plaintes sont toujours sous enquête au CLO.




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