Aéroport d'Ottawa: «plusieurs agents bilingues étaient disponibles»

À l'aéroport d'Ottawa, 76 % des agents de l'ASFC... (Etienne Ranger, Archives Le Droit)

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À l'aéroport d'Ottawa, 76 % des agents de l'ASFC sont bilingues.

Etienne Ranger, Archives Le Droit

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Paul Gaboury
Le Droit

L'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) soutient qu'elle était en mesure d'offrir des services bilingues à l'arrivée des voyageurs du vol d'Air Canada 8665 à l'aéroport d'Ottawa, le soir du 23 janvier dernier.

Dans une plainte déposée auprès du Commissaire aux langues officielles, le président du mouvement Impératif français, Jean-Paul Perreault, soutient avoir été accueilli par un douanier unilingue anglophone à son arrivée à l'aéroport d'Ottawa en insistant pour qu'il lui parle en anglais. M. Perreault souligne que le service en français ne lui a pas été offert, et qu'il a même dû offrir la traduction des objets qu'il avait déclarés sur un formulaire puisque le douanier n'était pas en mesure de comprendre ce qu'il disait.

L'Agence des services frontaliers n'a pas commenté précisément l'incident rapporté par M. Perreault. Toutefois, l'ASFC affirme que des services en français étaient disponibles à l'arrivée du vol d'Air Canada dans lequel prenait place M. Perreault. 

« Oui, l'Agence des services frontaliers du Canada avait plusieurs agents bilingues disponibles pour accueillir et offrir les services en français aux voyageurs pour l'arrivée de ce vol », a indiqué Chris Kealey, directeur adjoint aux Communications pour la région du nord de l'Ontario de l'ASFC.

« À l'aéroport d'Ottawa, 76 % des agents de l'ASFC sont bilingues, a ajouté M. Kealey. Le 23 janvier 2017, il y avait huit agents et deux surintendants bilingues disponibles pour répondre aux besoins linguistiques des voyageurs. Six guichets primaires étaient ouverts pour servir ce vol, dont trois de ces agents étaient bilingues. » 

Le porte-parole de l'ASFC soutient que des agents bilingues sont toujours sur place à l'aéroport d'Ottawa pour offrir des services en français. 

« Lorsqu'un voyageur souhaitant obtenir le service en français se présente à un agent unilingue anglophone, l'ASFC est en mesure d'offrir le service en français. (...) De plus, tous nos agents s'assurent de faire l'offre active à tous les voyageurs », soutient M. Kealey.

« Une fuite »

Pour Jean-Paul Perreault, la réponse de l'ASFC vient démontrer qu'elle n'a aucune intention de prendre des mesures pour corriger une situation déplorée par de nombreux voyageurs francophones à l'aéroport d'Ottawa et dans d'autres aéroports canadiens. 

« Leur réponse, c'est une fuite qui témoigne de leur mauvaise volonté, dit-il. Ils ne répondent pas au problème vécu par moi et de nombreux voyageurs francophones. Il y a du personnel capable de parler anglais à tous les postes, mais pas en français. Le service est disponible pour les anglophones à 100 %, mais pas pour les francophones. Cela confirme que les francophones sont traités comme des citoyens de deuxième classe. Il y a une odeur de répression désagréable, et moi je l'ai sentie. Je suis convaincu qu'un agent qui parlerait uniquement français ne serait jamais embauché, même pas à l'Aéroport de Montréal, alors que les agents unilingues anglophones sont engagés sans problème. Alors comment se fait-il que cette pratique d'embauche est tolérée ? »

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