L'Ontario pourrait se tailler une place d'observateur à l'OIF

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La nouvelle ministre déléguée aux Affaires francophones, Marie-France Lalonde

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L'Ontario saura d'ici la fin du week-end si elle obtient un statut de membre observateur au sein de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), un pas important qui permettrait à la province de se positionner sur la scène internationale.

La ministre déléguée aux Affaires francophones, Marie-France Lalonde, déposera officiellement la candidature de l'Ontario, samedi, en marge du XVIe Sommet de la Francophonie qui se déroule à Madagascar les 26 et 27 novembre. Les 54 membres de plein droit de l'OIF voteront par la suite.

« On ne peut pas rien tenir pour acquis, soutient Mme Lalonde. Mais je dois dire que la réponse des ambassadeurs lors de la réception tenue par la première ministre il y a quelques semaines a été très favorable. Je m'en vais au Sommet la tête haute et je pense que notre application est forte. »

Le Canada, le Québec et le Nouveau-Brunswick ont tous leur place au sein des états membres de plein droit. L'Ontario tentait de se joindre à eux depuis quelques années. L'arrivée au pouvoir du gouvernement fédéral libéral, il y a un peu plus d'un an, a permis d'accélérer les choses. Le premier ministre canadien Justin Trudeau a remis la demande de l'Ontario.

« C'est important qu'on puisse démontrer à la francophonie internationale qu'en Ontario on parle français. On oublie souvent au niveau national et international que l'Ontario est une destination de choix en matière de francophonie », rappelle la ministre.

La province n'a jamais caché son intention de demander un statut de plein droit à plus long terme. À titre de membre observateur, l'Ontario aurait le droit d'assister aux sommets de l'OIF, à la conférence ministérielle et aux séances du conseil permanent de la Francophonie, mais ne pourrait pas voter ni intervenir dans les débats.

Des avantages pour les francophones

Les quelque 615 000 francophones de la province pourraient bénéficier concrètement de cette adhésion à plus long terme, croit Mme Lalonde.

« Que ce soit des entreprises avec des projets de développement durable ou au niveau de l'agriculture, il y a toutes sortes de choses que nos entrepreneurs vont être intéressés à voir. [...] On va travailler sur ces relations pour développer des avancées », explique Mme Lalonde.

Ce statut d'observateur permettra à la province, qui compte le plus de francophones au Canada à l'extérieur du Québec, de partager son expertise tout en bénéficiant de celle des autres en matière de tourisme, d'économie, d'éducation, mais aussi d'immigration.

« Si les gens ne savent pas que c'est possible de vivre en français en Ontario, ils vont s'orienter vers le Québec, affirme Carol Jolin, président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario. C'est également un outil pour nous aider à rejoindre la cible de 5 % que le gouvernement s'était donnée en matière d'immigration francophone et qu'on est très loin d'atteindre. Si on veut garder notre poids démographique, il faut miser sur l'immigration. »

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