Jean-Paul Perreault nommé Patriote de l'année

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Jean-Paul Perreault milite pour la défense de la langue de Molière depuis quatre décennies.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Militant depuis plusieurs années pour la défense de la langue française, le président d'Impératif français et du festival l'Outaouais en fête, Jean-Paul Perreault, est le récipiendaire 2016-2017 du titre de Patriote de l'année remis par la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB).

Le président général de la Société, Me Maxime Laporte, en a fait l'annonce mercredi à la Maison des auteurs de Gatineau, où plusieurs amis et collègues étaient présents.

La SSJB tenait à honorer le « patriote » Perreault dans la région de l'Outaouais, où il défend depuis plus de 40 ans le français sur tous les fronts. Le titre de Patriote de l'année est remis à une personne s'étant distinguée dans la défense des intérêts du Québec et des luttes démocratiques des peuples. Jacques Parizeau, Bernard Landry, Camille Laurin, Jean Duceppe et Fred Pellerin font partie du groupe ayant déjà reçu cette distinction dans le passé. 

« Il y a longtemps que M. Perreault aurait dû recevoir ce prix. Ce citoyen d'exception, ce passionné se révèle comme l'un des plus éminents gardiens de notre destinée collective, a souligné Me Laporte. Imaginez si le Québec comptait plus de Jean-Paul Perreault, lui qui en vaut à lui seul au moins mille... Assurément, le problème de la langue, qu'on traîne inlassablement depuis trop longtemps, serait réglé demain matin. » 

Plaidoyer contre McGill en Outaouais

Jean-Paul Perreault a reçu cet honneur pour l'ensemble de son oeuvre, mais aussi pour son plaidoyer contre l'implantation de la faculté de médecine McGill à Gatineau, où la formation sera offerte en anglais à distance pendant 18 mois.

Dans une lettre commune envoyée cette semaine au recteur de l'Université du Québec en Outaouais, MM. Perreault et Laporte ont demandé à Denis Harrisson d'intervenir pour que la nouvelle faculté de médecine en Outaouais relève non pas de McGill, mais d'une université de langue française.

« Il est décourageant de constater que nous ayons à revendiquer ce qui devrait aller de soi, plaide M. Perreault. Cela en dit long sur l'attitude de ce gouvernement, en plus de mettre en lumière son incompréhension profonde de la dynamique linguistique au Québec. »

« C'est inconcevable de se faire traiter comme minoritaires, poursuit-il, alors que les Acadiens à Moncton et les étudiants en médecine de l'Université d'Ottawa ont droit à une formation en médecine en français. »

Une cérémonie solennelle de remise de la médaille Bene Merenti de Patria aura lieu à la Maison Ludger-Duvernay, à Montréal, en décembre prochain. 

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