L'Association Canada-France s'éteint

C'est l'absence de relève qui a forcé l'Association... (Martin Roy, LeDroit)

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C'est l'absence de relève qui a forcé l'Association France-Canada (AFC) à fermer ses portes. Sur la photo, de gauche à droite : Jean-Luc Malherbe (vice-président de l'AFC), Marc Ryan (président de l'AFC), Gabriel Lessard (Juno Jeunesse), Pascale Garrec (proviseure du Lycée Claudel), Jean Stéphane Roy (directeur artistique du Théâtre de la Catapulte) et Jacques Roy (président d'honneur de l'AFC de la région de la capitale nationale.

Martin Roy, LeDroit

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Après 46 années d'existence, l'Association Canada-France de la région de la capitale nationale tire sa révérence.

La fin des activités a été soulignée samedi lors d'un 5 à 7 où la direction de l'organisation a remis 9000 $ en bourses que se partagent trois organismes de la région, soit la Fondation du Lycée Claudel, le théâtre la Catapulte et le Comité Juno-Canada, afin de perpétuer les objectifs, les valeurs et la mission de l'Association auprès des jeunes francophones et francophiles.

La décision d'éteindre les lumières n'a pas été prise à la légère, a indiqué le vice-président de l'Association Canada-France, Jean-Luc Malherbe. Ça faisait deux ans que la direction y songeait, faute de relève pour en assurer la pérennité. Néanmoins, la direction ferme les livres avec le sentiment du devoir accompli.

« Nous avons eu beaucoup d'activités durant tout ce temps, mais c'est plus difficile depuis une dizaine d'années. Les jeunes ne sont plus intéressés par ce genre d'association. Aujourd'hui, c'est le numérique », a confié M. Malherbe, se rappelant notamment de la belle époque des années 1980 où l'organisation comptait quelque 400 membres. 

« Même les anciens présidents, comme moi, n'étions pas très d'accord pour fermer nos portes, mais quand on essaie de voir qui peut prendre la relève, il n'y a plus personne. Les gens les plus mordus, les meilleurs, ont 70 ans, 80 ans et plus. Un moment donné, il faut se rendre à l'évidence. Ce n'est plus la même société qu'il y a 20, 30 ou 40 ans. Et, ici à Ottawa, il y a tellement d'activités. J'en ai moi-même deux ou trois le même soir », a expliqué M. Malherbe, précisant que d'autres associations ou organisations du genre ont aussi mis fin à leurs activités.

« On préfère ainsi arrêter dans de bonnes conditions au lieu d'attendre qu'il ne reste que deux ou trois membres. On en profite donc pour distribuer l'argent qui nous reste à des organismes méritants », a-t-il continué en entrevue lors du 5 à 7 auquel ont assisté quelque 35 personnes.

Marc Ryan, le président de l'Association Canada-France, a indiqué que la fermeture de l'organisme a été l'aboutissement d'un processus bien réfléchi.

« Ça me fait un peu de peine,  mais à un moment donné il faut prendre nos responsabilités. C'est aussi accompagné par le sentiment du devoir accompli. L'Association a été fondée pour promouvoir les échanges France-Canada, Canada-France. Si on se replace dans le contexte des années 1960, 1970, nous avions besoin d'une telle association pour stimuler les échanges entre les deux pays. À l'époque, le Québec foisonnait et le reste du Canada francophone foisonnait aussi. Nous devions développer nos institutions francophones », a expliqué M. Ryan.

Le 5 à 7 n'était pas un événement triste pour autant, puisque ce fut l'occasion pour les invités de souligner les réalisations de l'Association. 

« Ce n'est pas un enterrement. Comme on dit aujourd'hui dans les centres funéraires, c'est une célébration de la vie. Là, c'est une célébration de nos réalisations », a illustré M. Malherbe.

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