AFO: encore du pain sur la planche

Le président sortant de l'Assemblée de la francophonie... (Patrick Woodbury, LeDroit)

Agrandir

Le président sortant de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, Denis Vaillancourt, tourne une page de sa vie qui aura duré six ans. Selon lui, la bataille n'est pas encore gagnée.

Patrick Woodbury, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Après six années à la tête de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO), Denis Vaillancourt part avec le sentiment du devoir accompli, mais croit tout de même que plusieurs défis de taille attendent son successeur.

Avec quelque 600 000 Franco-Ontariens éparpillés à travers la province, les militants ont du pain sur la planche et les luttes ne sont pas terminées, soutient M. Vaillancourt.

« J'ai commencé mon mandat avec la notion de développer un réflexe francophone à l'intérieur de l'appareil gouvernemental, se souvient-il. Je ne dirais pas que c'est nécessairement acquis. Il faut continuer de développer ce réflexe. En situation minoritaire, on est souvent condamné à rappeler aux preneurs de décision qu'il y a une communauté francophone. [...] Il faut s'assurer que la communauté se prévale des services en français. Il faut qu'on devienne des demandeurs et des utilisateurs actifs. Qu'on développe notre réflexe francophone. »

En poste depuis 2010, M. Vaillancourt a défendu les francophones dans plusieurs grands dossiers. Il entrevoit un futur prometteur, au cours duquel il ne faudra pas baisser les bras. Carol Jolin, qui prendra officiellement les rênes de l'AFO dimanche, en marge de l'assemblée générale annuelle à Sudbury, fera face à plusieurs défis, selon lui.

Au niveau de l'éducation postsecondaire en français, M. Vaillancourt est confiant. « Je pense qu'il va se produire quelque chose, mais il reste à déterminer quelle forme ça prendra. Il y a quelque chose dans l'air. Un conseil de planification a été mis en place. Ce n'est peut-être pas la formule qu'on souhaitait, on demandait un conseil des gouverneurs, mais cela étant dit, on a quand même une démarche du gouvernement », affirme le président sortant.

Fierté personnelle 

Lorsqu'on lui demande quelle est sa plus grande fierté des six dernières années, son regard se porte immédiatement vers 2015.

« L'énergie qu'on a pu mobiliser dans la communauté pour les célébrations du 400e de la présence francophone en Ontario, dit-il sans hésitation. On s'est rapproché des communautés. On est mieux placé pour comprendre les aspirations et les besoins de la communauté. »

Bien qu'il restera présent au sein de la francophonie, Denis Vaillancourt compte prendre du temps pour lui et sa famille. Il poursuivra son travail dans le dossier national de l'éducation en langue française avec les conseils scolaires, lui qui est issu du milieu de l'enseignement.

Les francophones réunis à Sudbury

Le président de l'AFO, Carol Jolin... (Archives, LeDroit) - image 3.0

Agrandir

Le président de l'AFO, Carol Jolin

Archives, LeDroit

Quelque 250 Ontariens sont réunis à Sudbury ce week-end dans le cadre du Congrès annuel de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO). Des dossiers importants pour les francophones seront au coeur des discussions, tandis qu'un nouveau président sera élu.

Après deux mandants et six années à la tête de l'AFO, Denis Vaillancourt passera le flambeau à Carol Jolin. Ce dernier a été élu sans opposition et occupera le poste de président pour les deux prochaines années.

Plusieurs priorités 

L'ancien président de l'Association des enseignants franco-ontariens a plusieurs dossiers dans sa mire, comme la création d'une université de langue française en Ontario, l'amélioration des droits linguistiques des francophones et une désignation bilingue pour la Ville d'Ottawa.

« Mon rôle sera d'être rassembleur au niveau des tables de concertation partout en province. D'autre part, j'aurai le mandat d'être la voix politique des Franco-Ontariens, d'intervenir auprès des décideurs pour essayer d'influencer les décisions », soutient M. Jolin, qui se dit prêt à relever ces nouveaux défis.

Selon lui, la place des francophones en Ontario est importante et les communautés sont mobilisées.

« En Ontario, la francophonie est très variée et inclusive, dit-il. Ce sont des gens qui viennent d'un peu partout sur la planète, et ce qui nous réunit, c'est la langue. C'est une francophonie qui veut avancer et améliorer sa place, afin d'assurer aux gens qu'ils peuvent vivre dans leur langue. »

Au cours de la 11e assemblée générale annuelle de l'AFO, qui aura lieu dimanche, les membres pourront voter afin de pourvoir des postes au sein du conseil d'administration. L'Assemblée est à la recherche d'un représentant pour les régions Est, Nord-Est, Centre et Nord-Ouest. De plus, un représentant du secteur jeunesse doit être élu.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer